D’UNE PLUIE SIDÉRALE DÉPOUSSIÉRER LE PAYSAGE DES POSSIBLES

par | BLE, SEPT 2011, Social

Il y a cinquante ans, dans une petite ville italienne s’ouvrait un laboratoire de transformation de la psychiatrie. Il y a cinquante ans, une série de textes convergeaient vers une remise en question des savoirs et des pouvoirs qui emprisonnaient la folie. Il y a cinquante ans, une constellation d’expériences et de recherches dessinait un nouveau paysage des possibles. Revenir vers cette époque vise moins à commémorer le passé qu’à interroger le présent et écrire l’avenir.

UNE BOMBE DANS UNE ÎLE

Sorti des rails de la carrière universitaire (en psychiatrie), Franco Basaglia est tel un train plein de curiosité philosophique qui veut “comprendre” jusqu’au bout la folie. Le train s’arrête néanmoins à l’hôpital psychiatrique de Gorizia dont il devient directeur en 1961. Située à l’extrême est de la plaine du Pô dans le Frioul, Gorizia est une petite ville de province, décentrée, loin de tout. Elle illustre l’exil radical de Basaglia loin de l’Université, de ses maîtres et de ses savoirs figés : le premier temple contesté par le futur auteur de L’institution en négation.

Gorizia, c’est aussi un paysage de fin du monde, la nuit profonde, lorsqu’on pénètre son asile de fou, une île peuplée de fantômes, barricadée sur elle-même. L’hôpital ressemble à une prison où sont entassés, violentés, camisolés ceux qui ont perdu jusqu’au droit à être qualifiés d’hommes. La première expérience de Basaglia est olfactive, souvenir de la prison où il avait été détenu pendant la deuxième guerre mondiale, en raison de ses fréquentations antifascistes. Une odeur d’urine et de merde secoue le jeune Directeur de l’hôpital : “ou bien je fais quelque chose, ou bien je m’enfuis”. Aussitôt, il repère le modèle le plus avancé de réforme de l’asile. Il s’agit de la communauté thérapeutique réalisée par Maxwell Jones en Ecosse. L’expérience démarre, comme une bombe dans le paysage psychiatrique italien de l’époque. Cette explosion sera suivie d’une réaction en chaîne et c’est tout le paysage qui change.

Petit à petit, à Gorizia, les contentions physiques et les thérapies de choc sont abolies. Les assemblées dans les services et les assemblées plénières s’organisent, chacun y participe sur un pied d’égalité. Les portes des pavillons et les grilles de l’hôpital s’ouvrent. La liberté circule, les rôles traditionnels entrent en crise, les contradictions émergent et on ne cherche pas à les étouffer, au contraire, elles permettent une problématisation permanente de l’institution. Surtout, les internés prennent la parole et posent des questions radicales : ils contestent les excès du pouvoir psychiatrique à l’intérieur de l’hôpital ; ils contestent la logique de classe qui les marque comme fous uniquement parce qu’ils sont dépourvus des ressources économiques nécessaires pour être soignés en dehors de l’hôpital psychiatrique ; ils contestent, enfin, l’organisation sociale qui les discrimine et les exclut en s’appuyant sur l’idée d’une dangerosité innée de leur maladie.

La dynamique de la contestation secoue les fondations de l’asile. Mais cette contestation, plutôt qu’être réprimée ou manipulée, est accueillie par l’équipe de Gorizia et elle devient ainsi la force collective qui va renverser l’asile. Tout en détruisant les aspects violents, inhumains, de l’asile, Basaglia veille à ce que le processus d’humanisation n’endorme pas la force de la folie, à ce que l’endiguement doux et bienveillant ne se substitue pas à la répression brute pour contenir le délire.[1] Pour faire face à toute l’agressivité de la folie et en faire un levier de transformation, ce sont les services où vivent les plus agités, les moins adaptables des malades qui sont ouverts en premier.

RENCONTRES IMPRÉVUES

Dans ce climat d’effervescence, la sombre réalité asilaire se transfigure. L’île ténébreuse destinée à une putréfaction sans fin devient le carrefour d’une série de rencontres illuminantes. 1961 est une date dont il faut se souvenir, de celles où les astres s’alignent et dessinent des géométries inédites. C’est l’année où Basaglia arrive à Gorizia.

C’est l’année où Michel Foucault publie l’Histoire de la folie à l’âge classique. Le philosophe y montre comment des structures d’exclusion se recyclent d’une époque à l’autre en définissant les êtres à exclure [2] : à la Renaissance, les fous prennent la place occupée par les lépreux au Moyen Age ; à l’âge classique (XVIIe siècle), le “grand renfermement” se substitue au bannissement. La folie ne préexiste pas en tant que telle à son appréhension par une époque mais résulte d’un ensemble de relations de pouvoir et de savoir qui, à l’âge classique, a fabriqué son objet de toutes pièces pour ensuite pouvoir l’étudier, le traiter et l’enfermer. La naissance de la psychiatrie, au XIXe siècle, repose alors sur un mythe : ses fondateurs, Pinel et Tuke, auraient libéré et humanisé les fous. Certes, ils les ont sortis des geôles où ils côtoyaient d’autres parias mais pour les interner à l’asile. Certes, ils ont cessé de les considérer comme des démons ou des animaux mais pour en faire des malades mentaux ou des aliénés, objets de jugements normatifs et d’entreprises de guérison moralisantes. D’après la généalogie foucaldienne, la maladie mentale est bien plus une production morale qu’une découverte scientifique. Comme la prison engendre de la récidive pour justifier sa perpétuation, l’asile crée des troubles psychiques et s’organise pour les traiter ensuite : “la manière dont on aliène le fou se laisse oublier pour réapparaître comme nature de l’aliénation. L’internement est en train de s’ordonner aux formes qu’il a fait naître”.[3] Avant d’avoir lu Foucault, Basaglia avait mesuré à quel point la désignation de malade mental relevait d’abord d’un processus politique et scientifique d’exclusion sociale. Il s’appliquait à “mettre en parenthèses” la maladie mentale pour rencontrer la personne du malade.

1961, c’est aussi l’année où paraît Asiles – études sur la condition sociale des malades mentaux et autres reclus d’Erving Goffman. Cette étude ethnographique de la vie sociale au sein d’un hôpital psychiatrique pointe une série d’effets propres à l’institution et à la réclusion tels que les processus de mortification, de dépersonnalisation et d’asservissement, les mécanismes d’adaptation, les rites obligatoires…[4] L’analyse microsociologique de Goffman rejoint l’expérience vécue par Basaglia à Gorizia et la généalogie de Foucault lorsqu’elle souligne à quel point c’est l’institution qui, par son fonctionnement interne, les jeux de rôles qu’elle impose et sa coupure d’avec le monde extérieur, crée le malade mental. De plus, “on finit très souvent par découvrir que la folie ou le “comportement anormal” attribué au malade résulte pour une grande part, non de sa maladie mais de la distance sociale qui sépare ce malade de ceux qui le déclarent tel”.[5] C’est précisément cette distance qui a été abolie à Gorizia et l’ensemble des rôles au sein de l’institution qui sont entrés en crise. Goffman établit aussi des homologies structurales entre diverses institutions qu’il nomme “totales” : prison, hôpitaux, couvent, caserne… Il rejoint en cela l’analyse des institutions disciplinaires proposée par Foucault dans Surveiller et punir.[6] En montrant les effets dépersonnalisant de l’institution, Goffman permet de relativiser le poids de la maladie mentale ou du crime et d’établir des analogies entre tous les reclus. C’est grâce à lui que Basaglia proposera plus tard une comparaison entre fous et autres exclus pour étendre le problème du malade mental à une dimension sociopolitique.

Les damnés de la terre, le dernier livre de Frantz Fanon sort également en 1961. Bien qu’un gros chapitre y soit consacré aux troubles mentaux induits par les guerres coloniales, il s’agit moins d’un pamphlet antipsychiatrique qu’anticolonialiste augmenté d’un ambitieux projet utopique pour le tiers-monde révolutionnaire porteur d’un homme neuf et d’une pensée neuve. A travers l’ensemble de sa carrière, Fanon est cependant une référence importante pour Basaglia. Né en Martinique, résistant au nazisme et au régime de Vichy, docteur en psychiatrie, collaborateur de François Tosquelles[7] à Saint-Alban (haut-lieu de résistance et d’invention de la psychothérapie institutionnelle), il obtient, en 1954, un poste à l’hôpital de Blida-Joinville, près d’Alger, où il entre en contact avec le Front de Libération Nationale de l’Algérie. Il opère une critique de la psychiatrie asilaire européenne en tant qu’instrument, parmi d’autres, d’institutionnalisation du colonisé. En 1956, il rédige une lettre de démission de sa charge de médecin-chef de l’hôpital psychiatrique dans laquelle on lit notamment : “Si la psychiatrie est la technique médicale qui se propose de permettre à l’homme de ne plus se sentir étranger à son environnement, je me dois d’affirmer que l’Arabe, aliéné permanent dans son pays, vit dans un état de dépersonnalisation absolue.[8] Fanon devient ainsi, pour Basaglia, le modèle de l’anticarrière institutionnelle du psychiatre, c’est-à-dire de son autodestruction comme maître du savoir et sa reconstruction comme témoin de la condition d’exclu, d’opprimé, de colonisé qui est celle du malade mental.

C’est encore en 1961 que Thomas Szasz diffuse, aux Etats-Unis, une critique des fondements moraux et des fondations scientifiques de la psychiatrie dans son livre Le mythe de la maladie mentale. Il dénonce l’utilisation de la psychiatrie comme moyen de contrôle social, faisant de toute déviance une folie.

Basaglia, Foucault, Goffman et Szasz ne se connaissent pas en 1961. A partir d’approches très différentes, parfois incompatibles au niveau des présupposés méthodologiques, ils développent sans concertation mais simultanément une critique de la maladie mentale comme produit d’une institution et de ses jeux de pouvoir, d’un certain savoir dit scientifique et d’un processus sociopolitique d’exclusion. Les étoiles se sont donné rendez-vous dans le ciel de Gorizia. Grâce à l’initiative de Basaglia, un sordide asile de province devient le point de collision d’une série d’analyses historiques, sociologiques et politiques. Cette constellation satisfait l’exigence, formulée par Basaglia, d’une rencontre interdisciplinaire où les savoirs se contestent mutuellement pour éviter de reconstruire une nouvelle idéologie. Le résultat est explosif, autant du point de vue théorique que du point de vue pratique. L’articulation entre théorie et pratique, entre expérience personnelle, action de transformation de la réalité et recherche d’une philosophie engagée qui puisse la soutenir et l’étendre est au cœur de la bombe Gorizia.

Par la suite, le volume L’institution en négation fait connaître à un large public l’expérience de Gorizia et permet de mettre la question psychiatrique dans l’agenda des préoccupations politiques. De manière inattendue, on découvre l’existence d’un réseau de recherches et de mouvements qui convergent sur l’axe d’une transformation de la psychiatrie et aboutiront, en 1978, au vote de la loi 180 régissant la suppression des asiles fermés en Italie.[9]

LES PRÉMICES DU PRINTEMPS

L’institution en négation n’est pas qu’une étape fondamentale pour la psychiatrie alternative. C’est un livre référence qui pose les bases du mouvement anti-institutionnel. Mais c’est aussi un livre-symbole de mai 1968, année où il parait et qui va offrir une base plus large au combat de Basaglia. A partir du cas particulier de la psychiatrie, le mouvement anti-institutionnel a été une pratique qui propage une culture, propulseur d’une demande plus générale de changement et de remise en question des normes. “Au-delà de la valeur réelle et symbolique qu’a pu revêtir la démonstration pratique de la possibilité d’“ouvrir” un asile et de la progressive réinsertion des internés, il s’agissait principalement d’amener sous les feux de la rampe une problématique sociale qui – partant d’une pratique particulière – propose des thèmes et des débats généraux.[10]

La constellation de 1961 a contribué aux multiples bourgeonnements du printemps de 1968, à l’émergence de luttes contre l’autoritarisme, l’oppression, les institutions, la bureaucratie, l’aliénation quotidienne.

A l’instar des analogies relevées par Goffman et Foucault, le mouvement opère des rapprochements entre les fous et les autres exclus (nègres, colonisés, prostituées…). Tandis que Basaglia s’applique à faire surgir le discours et le savoir des psychiatrisés, Foucault crée le Groupe d’Information sur les Prisons (GIP) qui vise à faciliter la prise de parole des détenus et à impliquer les professionnels du milieu carcéral dans la critique pénitentiaire. Un peu partout, on cherche à rendre la parole à ceux qui n’ont pas la parole, à accorder leur part aux sans-parts, comme dirait Rancière.

Mai 68 incarne un moment où la liberté a éclaté sous les auspices de l’utopie ou de l’espoir. Il nous faut penser 1968 en tant qu’avènement d’un autre type d’événements, foyer de multiplication des combats immédiats et concrets des gens sans qu’ils se soumettent au schéma d’une révolution qui donnerait le sens de l’histoire. L’histoire n’a pas suivi sa marche prédéterminée, elle avançait au hasard : “l’incertitude, le fait de ne pas savoir où aller, était le signe qu’il pouvait se passer quelque chose de nouveau” dira Mario Tommasini. C’est le fait inattendu que les gens ont commencé à se transformer eux-mêmes, à assumer d’autres postures et à faire d’autres gestes dans leur vie quotidienne qui les a rapprochés et rassemblés ; et c’est la force de cette “rencontre aléatoire” qui a provoqué des ruptures dans la société, qui a ouvert des espaces politiques dans le monde, qui a créé les conditions d’un possible dans l’histoire. Dans le tourbillon des idées et des mouvances, il s’est passé quelque chose, il y a eu un élément commun qui a donné à 1968 sa couleur caractéristique, une couleur que nous avons aujourd’hui perdue.

LE GOUFFRE ET LE TÉMOIN

Si le mouvement de mai 68 s’est disséminé, étendu, radicalisé un peu partout en Europe et aux Etats-Unis au début des années ’70, il a ensuite été décimé par la crise économique, par des entreprises de récupération ou des opérations de répression. Et puis vinrent les années 1980 avec leur morosité, le triomphe du néolibéralisme, l’apologie de l’individualisme, le fatalisme et le TINA (“there is no alternative”) de la dame de fer, la remise en cause des acquis sociaux, le “no futur”… Et puis 1989, un autre moment où la liberté a éclaté mais sous le signe du désenchantement ou du deuil. La chute du mur de Berlin a été saluée comme l’effondrement des idéologies et tout le monde sait qui a su tirer profit de cet affranchissement des “idées” et des “idéaux”.

On est obligé de constater que ce qui nous sépare des années 60-70 est beaucoup plus qu’une quarantaine d’années. On a l’impression qu’une ère géologique s’est écoulée, car c’est tout un possible qui s’est refermé.

Comment communiquer aux jeunes gens la “manière de bouger” de psychiatres tels Tosquelles, Fanon ou Basaglia ? Leur ethos s’avère aujourd’hui fort inactuel et il est presque impossible de le transmettre comme tel. Dans le meilleur des cas, on se bornera à des notions, à des livres étudiés et rangés dans des bibliothèques. Non, le possible se nourrit de possible. Un effort supplémentaire est donc nécessaire au niveau de la transmission de ce possible. On pourrait retracer la généalogie de cette constellation pour faire émerger l’ensemble des contingences historiques d’où elle est issue. On pourrait rapprocher les profils de ceux qui ont joué leur vie dans des expériences de transformation, pour essayer de faire surgir le “paysage” vivant d’une époque, pour faire deviner l’âme de ce monde qui a cru à l’aventure du possible. Et peut-être en savourer encore le goût…

Ce qui est important, c’est que nous ayons démontré que l’impossible peut devenir possible. Il y a dix, quinze, vingt ans, il était impensable qu’un asile puisse être détruit. Peut-être que les asiles seront à nouveau fermés, et peut-être encore plus fermés qu’avant, je n’en sais rien, mais quoiqu’il en soit, nous aurons démontré qu’on pouvait traiter autrement la personne folle, et ce témoignage est fondamental. Je ne crois pas que le fait qu’une action se généralise veuille dire que l’on a gagné. L’essentiel est ailleurs : ce qui est essentiel, c’est qu’aujourd’hui on sait ce que l’on peut faire.[11]


[1]Entièrement exclue d’un côté, entièrement objectivée de l’autre, la folie n’est jamais manifestée pour elle-même, et dans un langage qui lui serait propre.” (Michel Foucault, Histoire de la folie à l’âge classique, Gallimard, 1961 (édition “tel”, 1971), p. 225.

[2] On peut donc dire que c’est l’obligation d’exclure – l’exclusion comme “structure” nécessaire – qui découvre, appelle et consacre les êtres qu’il faut exclure” (Blanchot Maurice, L’entretien infini, Gallimard, Paris, 1969, p. 293)

[3] Histoire de la folie, op. cit., p. 546.

[4] Basaglia faisait des observations similaires : “La passivité à laquelle l’institution le contraint ne lui permet pas, en effet, de vivre les événements selon une dialectique interne. Elle ne lui permet pas de vivre, de s’exposer et d’être avec les autres en ayant – en même temps – la possibilité de se sauvegarder, de se défendre, de se replier.” (Franco Basaglia, “Corpo e istituzione. Considerazioni anthropologiche in tema di psychiatria instituzionale” (1967), dans Scritti, Turin, éd. Einaudi, 1981-1982, vol. 1, p. 438.

[5] Erving Goffman, Asiles – études sur la condition sociale des malades mentaux et autres reclus, traduit de l’américain par L. et C. Lainé, Paris, éd. de Minuit, 1968 (1961), p. 182.

[6] Notons qu’après avoir remis en question le pouvoir disciplinaire au sein de l’asile, Basaglia dénoncera le pouvoir biopolitique qui risque de se diffuser à l’extérieur dès lors qu’on ouvre les hôpitaux psychiatriques. Si l’asile est remplacé par un réseau de soins ambulants dans la cité, il faut être très vigilant pour que celui-ci ne se transforme pas en filet de contrôle biopolitique de la vie quotidienne.

[7] Cf. Patrick Faugeras, L’ombre portée de François Tosquelles, éd. Érès, Ramonville-Saint-Agne, 2007.

[8] Frantz Fanon, “Lettre au ministre Résident” (1956) in Pour la révolution Africaine, éd. Maspéro, 1964.

[9] Sur cette loi et sur les propositions de Basaglia, nous renvoyons à l’article de Mario Colucci, “L’expérience italienne de psychiatrie démocratique” in Bruxelles Laïque Echos, n°72, pp. 33-37 ; et surtout au livre de Mario Colucci et Pierangelo Di Vittorio, Franco Basaglia, portrait d’un psychiatre intempestif, trad. de l’italien par Patrick Faugeras, éd. Érès, Ramonville-Saint-Agne, 2005

[10] Franco et Franca Basaglia, Les criminels de paix, Paris, P.U.F., 1980 (1975), pp. 27-28.

[11] Franco Basaglia, Psychiatrie et démocratie : Conférences brésiliennes, éd. Érès, Ramonville-Saint-Agne, 2007, p. 130.

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