LE CAPITALISME DE CONNIVENCE

par | BLE, Economie, JUIN 2012

L’actuelle crise économique européenne est avant tout une crise de la dette publique. Au XXe siècle, dans les divers Etats européens, les dépenses publiques ont été multipliées entre trois à six fois. Cette augmentation démesurée, principalement motivée par des politiques d’inspiration socialiste, a causé une augmentation continuelle de l’endettement ces dernières décennies jusqu’à parvenir à la situation préoccupante d’aujourd’hui. Alors que les Etats-Unis, dont l’endettement massif est justement pointé du doigt, ont une dette correspondant à environ 60% de leur PIB, les pays de la zone Euro supportent une dette équivalente à 75% de leur PIB. Il faut d’ailleurs se garder ici de confondre cause et conséquence : ce n’est pas la spéculation financière qui ruine les Etats : s’il y spéculation financière sur la dette, c’est en raison de l’endettement abyssal de nombreux Etats européens.

Cela dit, il serait malhonnête d’ignorer que l’Union Européenne subit également le contre-coup de la crise financière de 2008 qui, elle, est d’origine américaine. La violence et l’ampleur inouïe de cette crise ont poussé un grand nombre de gens à imputer la responsabilité de la crise au capitalisme.

Pourtant, rares sont ceux qui, encore aujourd’hui, défendent l’idée selon laquelle le capitalisme est condamné à s’autodétruire. Depuis deux siècles, on a tellement annoncé son décès, on a tellement célébré, ex ante, de messes mortuaires que ce discours ne fait plus recette. Le discours dominant consiste plutôt à affirmer qu’il faut contenir, réguler, domestiquer cette force, certes salutaire, mais sauvage et destructrice. Pourtant, c’est ce que l’on fait habituellement au lendemain de chaque crise : réguler, réglementer, légiférer, mettre en place des codes de conduite, des instances de régulation, des organes de contrôle, etc. Mais, à chaque nouvelle crise, on reproduit ce discours et on part toujours du principe que le système qui a défailli n’était pas ou pas assez régulé. En réalité, il se pourrait bien que la crise plonge précisément ses racines dans une application un peu trop zélée de ces mêmes recettes néo-keynésiennes de relance qui sont aujourd’hui proposées comme la panacée.

Friedrich Hayek disait que la seule chose qu’on peut faire face à une crise, c’est de la laisser mourir de sa belle mort. Le principal problème, ce n’est pas nécessairement la crise elle-même, mais les mesures que, croyant bien faire, on adopte dans son sillage, c’est-à-dire une multitude de plans de relance aussi inefficaces que ruineux. C’est l’erreur que fit Roosevelt et c’est à cause d’elle que la crise de 1929 se prolongea et s’amplifia dans des proportions inouïes avec des conséquences dramatiques pour l’ensemble du monde.

Dans le même ordre d’idée, il importe également d’éviter que l’intervention d’aujourd’hui ne renforce l’aléa moral, c’est-à-dire cette probabilité d’une prise de risques inconsidérée d’un acteur en raison de la relative assurance dont il jouit dans une situation donnée (par rapport à une autre situation où il devrait supporter seul et intégralement les conséquences de ses actes). En clair : l’Etat intervient aujourd’hui pour éviter un cataclysme de l’amplitude de la crise de 1929. Il importe évidemment de ne pas répéter l’erreur qui consista – à cette époque – à laisser s’effondrer plusieurs milliers de banques. On sait ce qu’il est advenu par la suite. Mais, le risque est aussi, ce faisant, que les autorités (américaines, européennes, etc.), faute de convaincre le marché du caractère exceptionnel et non reproductible de leur intervention, laissent se développer l’idée que, de toute façon, l’Etat est toujours là pour sauver la mise (et de faire abandonner toute prudence au monde des entreprises). A ce sujet, le fait de ne pas avoir sauvé Lheman Brothers fut sans doute une erreur, mais le climat d’incertitude que ce non-sauvetage a entraîné n’est pas nécessairement négatif sur le long terme, même s’il bouleverse aujourd’hui la plupart des anticipations des acteurs économiques.

Plutôt que de céder aux slogans qui réclament “plus” de régulation, l’enjeu consiste sans doute aujourd’hui à réguler “mieux” et à envisager, sans précipitation, un modèle qui, sans rigidifier le monde financier ou en ralentir les flux, permette de juguler  la propagation des crises futures. Cela tout aussi bien au niveau national et européen que mondial.

Proposer des solutions, c’est évidemment s’obliger à analyser les causes de la crise financière. Ces causes, elles sont multiples. Nombre de commentateurs ont pointé, à juste titre, le caractère irresponsable des décisions de certains acteurs. Outre le devoir de faire des bénéfices, un investisseur a aussi celui de ne pas faire faillite. Pour notre malheur, voilà une évidence qui semble avoir été perdue de vue par l’establishment financier. Les courtiers, les agences de notation, les conseils d’administration, les Hedge Funds, les paradis fiscaux, les normes comptables, etc., autant de responsables pointés légitimement du doigt. D’une certaine façon, certains actionnaires, en confortant les conseils d’administration, ont aussi leur part de responsabilité. On peut aussi citer les épargnants qui ont exigé un rendement maximum au lieu d’un rendement normal.

Cela dit, parmi tous ces accusés cités à comparaître, on oublie presque toujours un acteur de taille : l’Etat. L’Etat a failli dans sa mission de régulateur de l’économie. Si l’on regarde de plus près l’origine de la crise, ainsi que sa propagation, force est de reconnaître que ce dernier doit, lui aussi, rendre des comptes.

POSONS-NOUS HUIT QUESTIONS.

Première question. Qui a, en 1977, via le Community Reinvestment Act (CRA), incité des millions de ménages peu solvables à s’endetter pour devenir propriétaires ? Qui, par une politique visant à lutter contre la discrimination – absurde par son radicalisme – imposa aux banquiers de fournir des prêts hypothécaires aux membres des communautés pauvres, donnant ainsi naissance aux prêts subprime ? Qui a créé les Governement Sponsored Entreprises Fanny Mae (Federal National Mortgage Association) et Freddie Mac (Federal Home Loan Mortgage Corporation) qui représentent près de la moitié des emprunts du marché immobilier américain ? Qui leur a accordé une multitude de privilèges étatiques (notamment l’exemption de certaines taxes) totalisant environ 13,6 milliards de dollars de cadeaux fiscaux par an ? Qui a ainsi constitué une sorte de duopole doté d’avantages concurrentiels empêchant l’apparition d’acteurs immobiliers alternatifs, détruisant la solidité et la diversité du marché immobilier américain, faisant coïncider la faillite de ces institutions avec la faillite de ce marché ? Qui les a délestées d’un grand nombre d’obligations comptables et prudentielles s’appliquant pourtant à tous les autres acteurs économiques ? Réponse : l’Etat.

Seconde question. Qui a créé, en 1992, l’US Department of Housing and Urban Development doté d’un pouvoir de tutelle sur Fannie et Freddie et qui, au nom du sacro-saint principe d’accès de tous à la propriété, obligea ces dernières à octroyer minimum 42% de prêts subprime en 1995, puis 50% en 2000 et 56% en 2004 ? Qui, ce faisant, a incité banques et courtiers à récolter fiévreusement du subprime auprès de personnes insolvables avec l’assurance de pouvoir les refourguer à Fannie et Freddie soucieuses de remplir leur quota ? Qui a ainsi conféré à ces créances hypothécaires une sorte de label étatique implicite ? Qui a casé une multitude d’amis et des créatures politiques à tous les étages de ces deux institutions ? Qui a fermé les yeux lorsque ces vertueuses entreprises passèrent, entre 1990 et 2008, de 740 à 5400 milliards de prêts octroyés sans posséder plus d’ 1/66 des liquidités de ces derniers (alors qu’une banque doit généralement disposer d’1/10 de ceux-ci) ? Réponse : l’Etat.

Troisième question. Qui empêcha systématiquement toute tentative de réforme du marché immobilier, notamment celle du sénateur républicain Baker en 2000, le Free Housing Enhancement Act de Ron Paul en 2002 (destiné à restaurer le libre marché dans le secteur immobilier et à abolir les privilèges de Fannie et Freddie), le plan Hagel de réforme de tutelle de Fannie et Freddie (supporté par McCain en 2006, adopté par la Chambre mais bloqué au Sénat) ? Réponse : les Démocrates en bloc et certains Républicains. Il est vrai que Fannie et Freddie ont permis de loger 9 millions d’électeurs reconnaissants (jusqu’alors) et comptent parmi les principaux donateurs des campagnes présidentielles des deux partis.

Quatrième question. Qui est à l’origine de cette hyperréglementation en matière foncière et urbanistique gangrenant nombre d’Etats américains et principalement responsable de la flambée des prix de l’immobilier (et ce, contrairement à nombre de villes – Dallas, Atlanta, Houston, Cleveland, etc. – où ce secteur est peu réglementé et, dès lors, très stable et bon marché, lien très clairement établi par une étude menée sur 227 marchés immobiliers répartis dans plusieurs pays de l’OCDE et confirmée par les travaux du pourtant peu libéral Prix Nobel d’économie Paul Krugman) ? Qui, ce faisant, a créé de toute pièce les conditions d’émergence – et d’explosion inéluctable – de la bulle spéculative qui incita nombre de ménages à acheter avec l’assurance de pouvoir revendre leur bien avec une plus-value dans l’hypothèse où ils ne pourraient plus honorer le remboursement de leur emprunt ? Qui, dès lors, est responsable, selon les estimations de la Heritage Foundation, d’une surévaluation du stock des logements de l’ordre de 4 000 milliards de dollars (chiffre démentiel si l’on sait que l’encours du crédit immobilier aux Etats-Unis est de 10 500 milliards) ? Réponse : l’Etat.

Cinquième question. Qui, par une politique monétaire, a maintenu artificiellement bas les taux d’intérêt (en-dessous de l’inflation) pendant des années avec pour conséquence de pousser les banques à prêter au-delà de toute mesure, d’encourager l’emprunt hypothécaire et la consommation, alimentant l’illusion de richesse ? Qui, plutôt que de laisser les citoyens – via une taxation raisonnable – accumuler du capital, préfère les inciter à vivre constamment à crédit ? Qui, ce faisant, a perturbé le marché plutôt que de laisser jouer l’offre et la demande ? Qui, par la suite, fut contraint de relever en très peu de temps le taux d’intérêt directeur de la Réserve Fédérale de 1 à 5,25%, créant ainsi ce désastre pour tous les ménages qui avaient emprunté à un taux variable, soit la quasi-totalité des emprunteurs en subprime ? Réponse : l’Etat.

Sixième question. Le secteur financier américain est-il dérégulé ? Le nombre de régulateurs financiers travaillant dans les agences fédérales (dont les dépenses ont crû de 43% de 1990 à 2007) est de 12 000. Depuis la loi Sarbanes Oxley (de 2002), les textes réglementant le secteur financier ont gonflé de… 70 000 pages. Encore heureux que ce secteur soit réputé “dérégulé”.

Septième question. Les normes assurant la transparence patrimoniale de l’entreprise ont-elles permis de juguler la crise ? La norme comptable Mark to Market (Fair Value Accounting), votée dans le sillage des scandales Enron et Worldcom, oblige – sanctions sévères à l’appui – les entreprises à signaler toute variation significative de la valeur de leurs actifs (c’est-à-dire le prix qu’elles en tireraient si elles devaient les revendre au moment même). Or, au cœur d’une crise, les échanges peuvent parfois provisoirement s’arrêter. Comme les entreprises sont tenues de signaler instantanément la dévalorisation, cela revient à considérer comme nulle la valeur de cet actif (ce qui est faux puisqu’il suffirait d’un peu de temps pour qu’il recouvre une valeur appréciable sur le marché). Du coup, le rating de l’entreprise s’écroule lui aussi et, comme on le voit aujourd’hui, contamine tous les bilans de proche en proche : l’hyperréglementation amplifie la crise au lieu de la stopper.

Huitième question. L’harmonisation internationale des normes comptables assure- t-elle réellement une meilleure transparence ? Non. Quoique simplifiant la communication, cette centralisation monopolistique nuit fortement à la qualité de l’information. En effet, la multiplication d’artifices comptables enjolivant la situation patrimoniale des entreprises est une réaction à cette hyperréglementation des normes comptables. Pour le dire brièvement, l’imposition, au niveau américain et au niveau européen, d’un modèle unique extrêmement détaillé a rendu les entreprises légalistes et hypocrites, se contentant de respecter à la lettre le prescrit légal plutôt que de créer, comme par le passé, leurs propres normes. L’ancien système les contraignait pourtant à rester prudentes et à s’améliorer constamment sous peine d’être sanctionnées, par le marché et en justice, si ces normes étaient de mauvaise qualité. Il serait plus sain et plus responsabilisant de laisser aux entreprises le choix des méthodes les plus adaptées pour remplir un objectif général de l’information financière, déterminé et sanctionné par la loi : refléter le plus fidèlement la situation patrimoniale de l’entreprise. Ce qui suppose non pas plus mais moins de régulation. C’est-à-dire une régulation basée sur des principes simples : responsabilité, honnêteté, sincérité des contrats, etc.

En conclusion, l’Etat joue nécessairement un rôle important dans l’économie. C’est à lui qu’incombe la responsabilité de fournir un cadre normatif et régulateur adapté de manière à structurer le marché et à éviter, à l’avenir, que des crises de ce genre se reproduisent.

L’intervention étatique dans la crise actuelle – causée par l’Etat américain – est également nécessaire. Ce n’est pas se mettre en marge de la doctrine libérale que d’affirmer la nécessité de ce sauvetage. Pourquoi ? Comme on vient de le voir, il est évidemment faux d’affirmer – comme le soutient le discours ambiant – que l’Etat arrive heureusement à la rescousse du marché qui, livré à lui-même, aurait perdu la tête. Au contraire, c’est bien le moins, pourrait-on dire, que l’Etat intervienne pour solutionner un problème dont il est en grande partie la cause. Cela dit, ce sauvetage de banques privées par des fonds publics pose évidemment un problème éthique : on a dénoncé à juste titre ce mécanisme qui poussait à collectiviser les pertes alors que les bénéfices sont privés. Mais ce sauvetage – pour injuste qu’il soit sur le plan éthique – était un moindre mal. Il fallait éviter que des faillites bancaires en cascade ne conduisent à l’effondrement de tout le système économique et à des licenciements massifs. C’est ce qu’on a appelé le “risque systémique”, phénomène qui a justifié le sauvetage public de banques, organismes et établissements financiers “too big to fail” (“trop gros pour faire faillite”, c’est-à-dire dont la faillite entraînerait des conséquences cataclysmiques).

La vraie question est de savoir comment éviter que l’Etat ne soit une nouvelle fois pris en otage par ces entreprises d’une taille démesurée. La réponse est qu’une entreprise “too big to fail” est une entreprise “too big to exist”. A proprement parler, ce n’est pas tant la taille de l’entreprise qui pose problème, mais le fait qu’une entreprise de ce type est incitée à se comporter de manière irresponsable parce qu’elle sait que, quoi qu’elle fasse, elle sera, en dernier ressort, sauvée de la faillite par l’Etat.

Ce qui est critiquable, ce n’est pas la spéculation en tant que telle mais la spéculation irresponsable. Par spéculation irresponsable, on ne vise pas ici certains spéculateurs qui n’auraient pas d’éthique : un spéculateur veut toujours, comme tout le monde, maximiser son bénéfice (comme la jeune fille toute heureuse d’avoir fait “une affaire” en achetant des chaussures en solde). Le problème ne se pose pas au niveau individuel. Non, par spéculation irresponsable, on parle d’une situation qui existe depuis quelques décennies et qui se caractérise par le fait que le monde de la finance est devenu irresponsable.

Le problème ne se situe donc pas dans la dérégulation mais, on l’a vu, dans l’hyperréglementation. C’est cette hyperréglementation qui a rendu les banques et le secteur de la finance irresponsable. Il faut empêcher que de telles faillites se reproduisent. Pour cela, il faut empêcher la formation artificielle de ces organismes monstrueusement grands. Ce n’est pas parce qu’elles sont grandes qu’il faut condamner des entreprises. Ce qui est condamnable, ce sont des entreprises qui ont bénéficié et qui continuent à bénéficier de faveurs de la part de l’Etat, qui bénéficient de rentes de situation et qui ont pu influencer l’Etat pour adopter des règlementations qui pénalisent surtout leurs concurrents plus petits (par exemple :des normes extrêmement exigeantes en matière environnementale que ces entreprises peuvent supporter mais pas leurs concurrentes). Par ailleurs, ces entreprises ont souvent été aidées par le passé. Elles ne sont donc plus réellement “privées” mais, d’une certaine manière, publiques. C’est d’ailleurs parce que l’Etat a injecté énormément d’argent pour les renflouer qu’il ne veut pas qu’elles tombent en faillite et que, en conséquence, la justice américaine ne poursuit pas un certain nombre de dirigeants qui ont ouvertement violé la loi.

Derrière tout cela, ce qu’il faut dénoncer, ce n’est pas le capitalisme mais le “croony capitalism” ou “capitalisme de connivence”, cette collusion, cette complicité coupable et malsaine entre des élites étatiques et les patrons de ces grands groupes bénéficiaires d’avantages étatiques. Il faut cesser de faire bénéficier ces monstres financiers des avantages dont ils jouissent et poursuivre en justice les abus. Il faut, si nécessaire, pouvoir mettre en faillite ces entreprises quand elles viendront demander une nouvelle fois à l’Etat d’être secourues et cela en les scindant, en organisant les faillites de manière intelligente, sans mettre en péril les déposants. C’est dans ce sens-là que le système doit être réformé : non pas en réglementant davantage mais en responsabilisant davantage les acteurs financiers.

Plusieurs formules sont possibles comme celles consistant à obliger les banques à cotiser chaque année pour un fonds de garantie d’une taille significative ou encore en mettant en place un mécanisme dit “échange dette-capital” : la banque serait forcée de convertir un pourcentage de ses dettes en actions qui seraient données à ses créanciers. Faute de le faire, l’Etat refuserait d’intervenir. Grâce à un tel mécanisme, les faillites impacteraient d’abord les créanciers avant les détenteurs de compte, ce qui devrait réduire les prises de risque inconsidérées des banques.

Bref, il faut impérativement rendre responsables les banques et établissements financiers. Pour ce faire, il faut leur redonner une certaine liberté, ce qui implique évidemment qu’ils assument seuls les conséquences de leurs actes. Quand on veut qu’un adolescent s’autonomise, on lui dit de faire des petits jobs pour se payer l’essence de sa voiture et sa consommation d’alcool. Ce que le gouvernement fait actuellement, c’est un peu comme des parents qui financeraient sans limite l’essence, l’alcool, qui donneraient les clés de leur voiture aux adolescents mais qui, dans le même temps, s’assoiraient sur les sièges arrière de la voiture pour surveiller leurs moindres faits et gestes. Il faut, bien plutôt, restaurer en la matière cette valeur qui est la plus fondamentale : la liberté et son corollaire obligé : la responsabilité.

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