Bruxelles Laïque Echos est le trimestriel sociopolitique de Bruxelles Laïque asbl et propose des dossiers thématiques abordés sous le prisme du libre-examen.

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Avec les inégalités sociales qui s’accentuent et les bouleversements importants qui caractérisent notre époque, la précarité devient de plus en plus visible, notamment à travers le visage de notre capitale. Qu’il s’agisse de précarité financière, alimentaire, sécuritaire, environnementale ou autre, la réalité de la vulnérabilité demeure malheureusement le dénominateur commun pour beaucoup de personnes.

À l’approche des élections, ce numéro vise à mettre en lumière des réalités tantôt explicites, tantôt cachées, afin de dresser un portrait des multiples facettes de la précarité aujourd’hui, et de la manière dont elle est vécue. Et cela, y compris au sein du secteur associatif où les structures, mais aussi les travailleuses et les travailleurs en souffrent. L’objectif est d’interroger les causes de la précarité, tout en examinant les solutions possibles pour lutter contre la fragilisation menaçant l’égalité des droits et les libertés de chacun. Au-delà de l’exercice consistant à nommer les réalités afin de dresser des constats souvent difficiles, comment pouvons-nous développer des langages et explorer des pistes de réflexion pour lutter en faveur d’une société plus juste, garantissant à chacun des conditions de vie dignes ?

Ce Bruxelles Laïque Echos explore les questions fondamentales entourant la norme, la sanction et la punition dans notre société. Sans recourir systématiquement à la peine et à la punition, comment, en tant que société, collectifs, parents ou formateurs, délimitons-nous les contours de ce qui est considéré comme acceptable et inacceptable ? Nous nous intéressons précisément à la norme, comme construction collective structurante, étant donné son rôle essentiel dans la définition de notre identité et dans la recherche d’un “vivre ensemble” pacifié.

Il s’agit donc d’examiner la question de la moralité, à travers le prisme de la punition, en puisant notamment dans les théories méta-éthiques, les débats sur la justice pénale, ainsi que les pratiques psychoéducatives scolaires et parentales. Quelles sont les limites et les conséquences de l’utilisation de la punition ? De quelle manière penser la formation et le développement du jugement moral de personnes dotées d’un esprit critique, mais informées par des expériences différentes ? Comment tracer démocratiquement les frontières de l’acceptabilité, de la légitimité ou de la légalité des actes ? Comment exprimer la désapprobation sans entraver le développement des individus, qu’ils soient enfants ou adultes ?

 

Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles