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En offrant des visions partielles et partiales du monde, les médias et les politiques s’exposent au risque de polarisation des opinions. Plus globalement, apporter des réponses simplistes à des questions complexes peut avoir comme conséquence de cristalliser les positions, voire contribuer à leur radicalisation. Or, pour éviter ces mêmes écueils, il est important d’aborder les extrémismes comme un phénomène complexe, protéiforme et semble nécessiter l’adoption d’une analyse à large spectre. Il est nécessaire d’adopter une démarche qui vise à une meilleure compréhension de ce phénomène, afin d’étoffer davantage les stratégies utiles à sa déconstruction.  Souvent alimentés par la spirale des réseaux sociaux, les idéologies extrémistes de tous bords travestissent les faits, fourvoient les perceptions, cristallisent les croyances et isolent ceux qui y succombent. Si cette diffusion tous azimuts complexifie les processus d’opposition démocratiques, en tant qu’organisation laïque, c’est également l’usurpation et l’instrumentalisation de la notion même de la laïcité par l’extrême droite qui doit nous mobiliser.  

Un numéro qui vise à susciter la réflexion en invitant à construire une culture publique commune, suscitant l’adhésion et la solidarité du plus grand nombre dans le but de consolider nos ressources communes dans la lutte contre les extrémismes.

Du point de vue des droits et libertés, les personnes mineures ne sont pas considérées comme étant légalement autonomes et ne sont pas représentées politiquement. Cela dit, la jeunesse demeure le baromètre de la justice sociale et de l’égalité des chances dans nos sociétés. Enfermée dans les limbes de ce paradoxe, la jeunesse n’a pas voix au chapitre. Ce numéro cherche à décrire la situation de la jeunesse aujourd’hui, en s’intéressant concrètement à ses conditions matérielles, ses institutions et sa place dans l’espace public et la société de manière générale.

C’est également l’occasion de mettre en avant la première édition du Festival TAKTIK. Véritable lieu d’expression dédié à la jeunesse, ce Festival proposera aux jeunes de débattre autour de questions qui les concernent, d’échanger sur leur engagement et sur leurs idées, de participer à des ateliers et autres rencontres… en n’oubliant pas l’importance de la musique pour réunir les jeunes et leurs idées.

Un numéro qui ne s’épargne pas de faire des constats difficiles, qui donne aussi la parole aux jeunes et qui esquisse également des alternatives pour permettre à la jeunesse de trouver et de prendre sa place dans notre société et nos institutions.

Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles