
Pas touche à la FM
Par Michael Tolley
Le passage à la radio numérique interroge le pluralisme de l’information, la diversité culturelle et l’avenir des radios indépendantes.
Les années FM ont été l’âge d’or des radios commerciales. De 2006 à 2018, Radio Contact et BelRTL ont payé plus de 126 000 000€ de dividendes à leur maison mère luxembourgeoise. Mais les temps changent et les recettes publicitaires migrent vers les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft). Pour limiter ce transfert, la RTBF et les réseaux privés parient sur la radio 100 % numérique. Ils veulent imposer la fin de la radio FM et offrir le monopole de la radio hertzienne au DAB+.1 L’arrêtdelaFM,mêmepartielcommeenNorvège2 ,pourraitentraînerladisparition de nombreuses radios indépendantes et nuire gravement au pluralisme de l’information et à la diversité culturelle et d’opinion en Fédération Wallonie- Bruxelles (FWB). Heureusement, tout semble indiquer que l’arrêt de la FM n’est plus à l’ordre du jour. Pas touche à la FM Michael Tolley Ingénieur civil, docteur en sciences appliquées
Vous écoutez la radio ? Oui ? Alors, publicité oblige, vous le savez déjà, l’avenir serait à la radio 100 % numérique, sur Internet d’une part et d’autre part sur la nouvelle radio ou le nouvel autoradio DAB+ qu’on vous incite à acheter. Si vous avez bien écouté la pub et les nouvelles à la radio ou à la TV, vous savez aussi que le DAB+ serait la technologie indispensable permettant de développer de nouveaux projets de radio, ce qui est impossible dans la bande FM, car elle est saturée. Et qu’il ne faut pas vous inquiéter, car vous pourrez continuer à écouter vos radios favorites en FM pendant quelques années grâce à leur diffusion simultanée en DAB+ et en FM. En 2018 on prévoyait que cette double diffusion, dite « simulcast » durerait de 6 à 10 ans pour que vous ayez le temps d’acheter une nouvelle radio. On vous a expliqué que la FM était en déclin, son extinction inéluctable, et que, comme en Norvège en 2017 et bientôt en Suisse, c’est avec le DAB+ qu’on allait sauver la radio hertzienne terrestre et qu’on était parti pour 50 ans. On vous a aussi raconté, sans jamais en apporter la preuve, que le DAB+ est exempt de brouillages, qu’il est particulièrement égalitaire, car toutes les radios auront la même qualité technique. Qu’il est 5 fois moins cher que la FM et obligatoire depuis 2020 dans les voitures neuves. On vous a finalement appris que le DAB+ « c’est moins de pylônes, moins de rayonnement électromagnétique, moins d’énergie consommée, donc moins de CO2 rejeté dans l’atmosphère et que c’est bon pour la planète ».3 En revanche, on ne vous a pas dit qu’en attendant l’extinction de la FM dans quelques années, tous ces moins viendraient en plus. Mais vous l’aviez compris. Toutes ces annonces et promesses sont-elles scientifiquement démontrées ou sont-ce de simples allégations ? Nous y revenons plus loin. Dans tout ce battage publicitaire, on a soigneusement omis de vous dire que le passage de la FM au DAB+ pourrait avoir un effet délétère en matière d’information et surtout sur le pluralisme et la diversité en radio. Le passage au DAB+ est très risqué pour les radios indépendantes dont la précarité économique fut rappelée par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel CSA dans son rapport de 2023 sur le pluralisme des médias : « La fragilité économique de médias locaux et régionaux comme les radios indépendantes et les médias de proximité doit aussi alerter sur un risque de perte de diversité ». Faire allusion à ce risque en marge de la propagande pour le DAB+ alors que les gouvernements successifs et le parlement unanime ont toujours promis de veiller à la sauvegarde du pluralisme et de la diversité, tout en protégeant les radios locales et singulièrement les radios associatives, aurait pu nuire au but ultime : offrir le monopole de la radiodiffusion hertzienne au DAB+. Lesradiosassociatives garantesdupluralisme etdeladiversité Si, comme le souligne le CSA, des risques sérieux pèsent sur le pluralisme de l’informationetsurladiversitéradiophoniqueenFWB,la présence de 80 radios indépendantes permet de les atténuer fortement,y compris en matière d’information car les radios qui en font doivent respecter la déontologie journalistique sous le contrôle du Conseil de déontologie Journalistique dont la loi les oblige à être membres. Sur le plan de la production propre, de l’info et de la promotion culturelle, les radios indépendantes jouent un rôle bien plus important qu’on l’imagine. En 2024, la cellule de veille de la Coordination des radios associatives et d’expression, l’ASBL Craxx, a constaté que « les 16 radios de la Craxx fonctionnent avec 986 bénévoles et 14 salariés. Ces 1 000 personnes prestent plus de 4 800 h par semaine, soit au moins 250 000 h par an. Avec moins de 5 % de sa puissance apparente rayonnée et moins de 3 % de son chiffre d’affaires, 16 émetteurs FM au lieu de 43, les 16 radios locales associatives de la Craxx diffusent 7 fois plus d’informations, 15 fois plus d’heures de production propre et 184 fois plus de temps de promotion culturelle que le réseau Radio Contact ». Ce constat fut établi à partir des données du DAB+ : Digital Audio Broadcasting. Technique de radiodiffusion numérique. En Norvège, de 2016, année précédant « le switch off FM », à 2024, la durée d’écoute quotidienne de la radio a chuté de 38,5 %, et son audience quotidienne de 27,1 %, et la « Puissance » de la radio a chuté baissé de 5 5%. Si les chaînes nationales sont passées de 29 avant le « switch-off », à 33 cinq ans plus tard, l’effectif des radios régionales est passé de 17 à 16 et celui des radios locales de 208 à 122, une baisse de plus de 40 %. Voir www.ssb.no/en/statbank/table/04495 + les tables 04487 et 04502. La Une, JT du 4 novembre 2019 à 13h et du 15 décembre 2019 à 19h30.
CSA et des comptes de la SA COBELFRA, éditrice de Radio Contact. Ils datent de 2022, soit avant les fusions-achats de Radio Contact et Bel RTL par Rossel et DPG- Media. La Craxx soulignait par la même occasion que la puissance électrique totale des 16 émetteurs FM de ses radios membres est inférieure à 2 500 Watts soit celle d’une bouilloire électrique. Incroyable mais vrai. Maisd’oùsortcettecroisade pourletoutDAB+enFWB? Un jalon essentiel a été posé lors de la création de la SCRLmaRadio.be le 6 décembre 2013 par la RTBF, le groupe RTL et FUN Radio, accompagnés rapidement par le groupe Nostalgie. Pour mener sa tâche à bien, sur la période 2013-2026 la SC maRadio.be a reçu près de 5 millions d’euros prélevés sur les recettes du Fonds d’aide à la création radiophonique (FACR) au grand dam des bénéficiaires « historiques » de ce fonds : les créatrices et créateurs radio, l’atelier de création sonore et radiophonique et les radios associatives. CettefilialedelaRTBFoccupetoujoursuneposition cruciale que lui confie le point 35 du Contrat de gestion de la RTBF : « La RTBF joue un rôle moteur dans la transition radiophonique analogique vers le numérique, via la « SCRL maradio. be » regroupant les différents acteurs du secteur radiophonique (RTBF et éditeurs privés), en vue notamment du développement du player commun de Radioplayer.be (diffusion numérique sous IP) et de la coordination de la promotion du DAB+ (diffusion numérique hertzienne ou radio numérique terrestre) en Fédération ». Le directeur des radios de la RTBF et son administrateur général ont été les maîtres d’œuvre du passage de la radio analogique en ondes moyennes et en FM vers la radio numérique en DAB+. Ils ont facilement convaincu leurs homologues des radios privées commerciales de les accompagner dans l’aventure. En choisissant la RTBF comme opérateur de réseau pour le DAB+, ils disposeraient de l’infrastructure DAB+ de la RTBFfinancéepardel’argentpublictoutenévitant de développer leur propre réseau. L’aventure leur promettait aussi la mise en ondes de nouvelles radios ne trouvant pas place sur la bande FM et, après quelques années de faire de sérieuses économies en cessant leur diffusion en FM. C’est probablement le groupe RTL, qui était le plus enthousiaste. Nous étions en 2013. RTL espérait gagner des parts de marché avec la diffusion par voie hertzienne de sa troisième radio, MiNT pour augmenter les dividendes payés à sa maison mère luxembourgeoise.Plus de 65 000 000€ sur la période 2006-2012.4 Le service public y trouvait également son compte car le partenariat public-privé, très apprécié par nos gouvernants, lui permettait de décrocher une aide à l’infrastructure (5,4 millions accordés par la Région Wallonne à la SA FERI, filiale de la RTBF) en plus du subside attribué à son autre filiale la SC maRadio.be. Evidemment, les récepteurs FM ne permettant pas de décoder la radio numérique et vu le maigre taux d’équipement des ménages en radios DAB+, pour éviter le clash et perdre une majorité d’auditrices et auditeurs, il fallait se résoudre à maintenir le « simulcast » pendant 6 à 10 ans jusqu’à l’arrêt de la FM vers 2027. Depuis 2018, chaque année, en parallèle avec des enquêtes d’opinion sur la radio numérique commandées par maRadio.be à Ipsos,les campagnes de promotions se sont suivies,en radio, en TV, au cinéma, sur l’arrière des bus et même à la sortie des parkings souterrains. Les Évangélistes du DAB+ (c’est comme ça qu’ils s’appelaient eux-mêmes au début) ont même formé le personnel des marchands de radios à vanter les qualités de la nouvelle façon d’écouter la radio. Les slogans ont fusé de « On est partout » à « Ma radio en mieux » et récemment « Écoutez vos oreilles ». La promotion du DAB+ a pris un fameux coup d’accélérateur en novembre 2018 lorsque les réseaux d’audience communautaire, Contact, BelRTL, Nostalgie, NRJ ont rejoint les radios de la RTBF sur les ensembles DAB+ gérés par le Service public, accompagnés par les réseaux provinciaux ainsi que FUN Radio, LN Radio et Antipode. C’estàcetteépoquequelessubsidesdemaRadio.be ont fait un joli bond, en plombant définitivement le fonctionnement du FACR dont le déficit cumulé sur la période 2019-2024 a frôlé 1 500 000€ comme le montre le diagramme ci-contre. Plus de 126.000.000€ sur 2006-2018.
C’est essentiellement le secteur de la création radiophonique qui en a fait les frais. Subside FACR alloué à la SC maRadio.be et solde du FACR - Période 2012-2024. Bénéficiaire de 2012 à 2018 le FACR souffre d’un déficit chronique depuis l’augmentation du subside de maRadio.be en 2019. Un démarrage tonitruant promettant l’arrêt de la FM vers 2027. Les résultats de la première enquête maRadio. be/Ipsos, réalisée fin 2018, furent très encourageants. Un mois après l’arrivée des réseaux privés sur le DAB+ son audience atteignait déjà 4 % et ses parts de marché 3 %, loin derrière la FM avec ses 81 % de parts de marché qui devenaient une nouvelle cible. Avec les deux enquêtes suivantes, ce fut l’euphorie, la croissance du DAB+ était exponentielle de 4 % en 2018, l’audience est passée à 10 % en 2019 et 20 % en 2020. À ce rythme-là le transfert de l’écoute FM vers le DAB+ serait rapidement achevé et l’extinction de la bande FM vers 2026 ou 2027 une prévision très raisonnable. Mais il fallut rapidement déchanter et, paradoxalement, l’évidence a surgi des travaux d’une large concertation organisée par maRadio.be d’octobre 2023 à juin 2024 et destinée à planifier l’arrêt de la FM : il ne serait plus question désormais d’envisager l’arrêt de la FM avant 2035-2040. En octobre 2023, le Conseil d’administration de maRadio.be a pris l’initiative d’organiser une « Concertation de la Migration Numérique Radio (CMNR) », de véritables états généraux de la radio réunissant à la fois des représentants de la ministre en charge des médias, du CSA, de l’administration ainsi que leurs homologues flamands, et pour la partie francophone, les radios de service public, des réseaux privés, les radios indépendantes et quelques experts.5 Le but était annoncé d’emblée : produire un document destiné aux présidents de partis de la FWB afin d’orienter la politique du futur gouvernement en matière de radiodiffusion vers l’extinction de la radio FM pour faire place au DAB+. La proposition et la méthodologie à suivre étaient claires. On se baserait sur les résultats des enquêtes maRadio.be/Ipsos pour évaluer quand il conviendrait d’entamer la procédure d’arrêt de la FM à étaler sur deux ans, avec le choix entre un arrêt partiel comme en Norvège en 2017, ou total comme la Suisse le prévoyait pour le 31 décembre 2024. Contretouteattente ilfutimpossibled’arriver àunconsensus Les radios associatives, certes minoritaires, soutenaient qu’il fallait laisser le choix aux radios qui le souhaitent de continuer à émettre en FM et qu’accorder le monopole de la radiodiffusion hertzienne au DAB+ serait contraire aux traités, règlements, directives et autres dispositions en vigueur dans l’Union européenne. Dont l’auteur de l’article.
De son côté, le groupe d’experts réuni par la CMNR mettait en doute la validité des résultats des enquêtes maRadio.be/Ipsos après avoir constaté que le taux d’écoute minimum en FM était de 74,3 % en 2023 selon les enquêtes du CIM (Centre d’Information sur les médias) alors que son maximum était de 54,3 % selon maRadio.be/Ipsos. Ces résultats, exhibant un maximum inférieur à un minimum sont évidemment incompatibles et montrent que nous ne disposons pas encore des garanties nécessaires pour une appréciation fiable du « marché » de la radio. Les circonstances font que le Collège d’Avis du CSA vient de rendre ce 27 mai un avis sollicité par la Ministre des médias à propos d’un avant-projet de décret du gouvernement relatif à l’extinction de la FM. L’avis consultable sur le site du CSA reprend, entreautres l’intégrale de la note envoyée par maRadio.be aux présidents de partis à l’issue de la CMNR ainsi que la position des radios associatives. Sa lecture et même le résumé qu’en a fait le CSA ne laissent aucun doute. Les conditions requises pour provoquer l’arrêt de la radiodiffusion en FM n’ont aucune chance d’être remplies avant 10 ou 15 ans. D’ici là le DAB+ sera supplanté par une ou plusieurs autres technologies dont la radio hertzienne via la « 5G broadcast » déjà opérationnelle qui a les faveurs de la France, de la Suède et de l’Union européenne de Radiodiffusion.6 Sauf bouleversement hautement improbable, la conclusion est sans appel : la question de l’extinction de la bande FM n’est pas un problème d’actualité. Toutefois, si pour des raisons économiques, les réseaux de radios commerciales veulent mettre fin à leur double diffusion, on devrait les y autoriser. Pour le service public, la question est nettement plus délicate et c’est un autre sujet. Simples allégations, hypothèses démontrées ou un mélange de tout cela ? La saturation de la bande FM – Mythe ou réalité ? Une des principales raisons invoquées pour justifier l’introduction du DAB+ est la saturation de la bande FM. En Fédération Wallonie-Bruxelles, cette pseudo-saturation résulte d’une part d’un plan de fréquences mal conçu (hérité de la formation des réseaux de radios par accrétion désordonnée de radios indépendantes) et, d’autre part, du non-respect des normes légales d’émission par certains éditeurs de radios, service public compris. Pour estimer l’efficacité d’une radio ou d’un groupe de radios, il suffit de rapporter son audience potentielle à sa puissance apparente rayonnée. Toutes les données nécessaires sont disponibles dans les décrets et arrêtés publiés au Moniteur Belge, sur les sites culture.be et regulation.be. Tous calculs faits, si on exclut les radios indépendantes, on obtient des efficacités allant de 1 à 13 ce qui démontre que la bande FM n’est pas saturée mais simplement mal organisée. LeDAB+c’estmoins d’énergieconsommée On nous a dit que le DAB+ consommerait moins d’énergie que la FM. Nous en attendons toujours la démonstration. Il y a bien un rapport de l’UER (Union européenne de radiodiffusion. En anglais : EBU) qui l’affirmait en 2017 mais il est considéré comme non avenu depuis 2024 par l’UER elle-même pour une question de méthodologie. Indépendamment de cela, les estimations des promoteurs du DAB+ qui prennent en compte le coût de diffusion par programme et non par heure écoutée, sont sujettes à caution. Mais il y a plus grave, l’énergie consommée à la réception est ignorée tout comme l’énergie grise de fabrication des nouvelles radios et de mise au rebut de celles qui sont obsolètes. Une estimation rigoureuse de l’impact énergétique du passage progressif de la réception radio en FM vers le DAB+ nécessiterait une connaissance fine du parc de récepteurs et des habitudes de consommation de la population. Ces données existent, mais certaines, indispensables, ne sont accessibles que moyennant paiement. L’ordre de grandeur de cet impact peut cependant être approché à partir des études de Testachats, des notices techniques des radios et de quelques mesures de laboratoire. Pour une radio utilisée trois heures par jour, http://digitalradioinsider. blogspot.com/
l’écart de consommation moyen entre une radio FM et une radio DAB+ va de 18 à 35 Wh/j et, si 2 millions de personnes passaient de la FM au DAB+ l’accroissement de consommation annuel serait de l’ordre de 13,1 à 25,6 GWh/an. Soit considérablement plus que les 7,5 GWh/an qui seraient économisés par l’arrêt de la diffusion FM. Cette estimation qui date de 2019 fut communiquée par le président de la SC maRadio.be lors des travaux de la CMNR. Le remplacement de la diffusion FM par le DAB+ pourrait donc être énergétiquement coûteux, contrairement à ce que prétend maRadio.be. LaradiodecriseetleDAB+ En mars 2025 la commissaire Hadja Lahbib enjoignait les citoyennes et citoyens de l’UE à se constituer un « kit d’urgence » contenant une radio fonctionnant sur piles accompagnée de quelques piles de réserve. Alors qu’en FWB la radio hertzienne est très largement dominée par la FM et que ce sera le toujours le cas dans les quelques années à venir. Que plus de 90 % de la population a accès à au moins un récepteur FM en état de marche dont la plupart peut fonctionner sur piles, le gouvernement et la RTBF ont fait le choix technologique du DAB+ pour développer la radio de crise. Ce choix est incompréhensible. La radio de crise devait être opérationnelle pour le 1er janvier 2026 mais c’était sans compter les difficultés technologiques et les restrictions budgétaires. Pour l’urgence il faudra donc attendre quelques dollars et années de plus. Mais il y a pire, selon les derniers chiffres de maRadio.be, en FWB le taux de pénétration du DAB+ ne serait que de l’ordre de 20,5 % et comme très peu de radios DAB+ peuvent fonctionner sur piles on peut se demander quelle fraction de la population serait avertie en cas d’alerte. Mais, même si le réseau DAB+ était pleinement opérationnel et la population équipée à 90 % de radios DAB+ sur piles, le choix du DAB+ resterait problématique en raison de ses fragilités techniques et le brouillage très facile du GPS qui assure la synchronisation des SFN du DAB+ « Singular frequency networks ».7 Les récepteurs FM fabriqués dans la période 1985-2005 fonctionnant sur piles ont d’ailleurs une autonomie de 10 à 100 fois supérieure à celle de leurs homologues DAB+ les plus récents et ce n’est pas un hasard si très peu de radios DAB+ peuvent fonctionner sur piles. Conclusion Quelles que soient les qualités réelles du DAB+, qu’il s’agisse de pluralisme de l’information, de diversité des médias ou de radio de crise, la radio FM restera incontournable pendant les 10 à 15 années à venir et bien maline8 qui peut imaginer le paysage radio de 2040. www.anfr.fr/fileadmin/mediatheque/documents/brouillage/ANFR_25_ENQUETES- WEB-HD-2.pdf Lorsque je m’adresse à une tierce personne (nom féminin), quel que soit son choix de genre, j’écris, par exemple : « Si vous comptez acheter une nouvelle radio, soyez prudente ».
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