INCOMPÉTENCE FÉMININE OU COMMENT LE TABOU ET LE SILENCE RÉDUISENT LES HABILETÉS

par | BLE, DEC 2020, Féminisme

   À la mémoire d’Anne Sylvestre, une sorcière comme les autres.

Quand Lise et Bob ont divorcé, Bob est parti avec la perceuse de luxe et Lise avec le Thermomix. Bob se débrouillait pour la cuisine, les enfants ne manqueraient de rien. Et, beau prince, il offrit même à Lise de venir faire les trous dans les murs de son nouvel appart’ pour accrocher les cadres et les photos des enfants.

DU PIPI ET DU SANG

Le texte qui suit parle de la fabrication  de l’incompétence féminine.  Il  fonde son propos sur le témoignage de 23 femmes adultes âgées entre 23 et 81 ans et de conditions sociales diverses. Treize témoignages ont été collectés entre août 2004 et décembre 2018, dix autres entre mars et novembre 2020. Toutes ne sont pas citées dans ce texte, mais elles ont toutes eu un apport déterminant dans son développement. Par défaut ou à leur demande, tous les témoignages ont été rendus anonymes. A l’exception d’un, celui d’une femme qui n’imaginait pas que son nom puisse être passé sous silence. De tous les prénoms utilisés dans l’article, un est donc effectivement celui de la personne qui témoigne.

Cette étude, modeste, est née de trois rencontres, de trois histoires de femmes, de la découverte de pratiques dont j’ignorais absolument tout mais qui, intuitivement, me semblaient avoir une fabuleuse portée émancipatoire pour les femmes et pour tout le monde. La première en 2004 alors que feu Lucile, 81 ans à l’époque, me racontait comment  pendant  la guerre 40-45 et dans le direct après-guerre on accouchait sans péridurale. La deuxième dans les toilettes de la colloc’ féministe estudiantine de Caroline en 2006, quand je suis tombé sur une affichette, écrite à la main à l’encre bleue et illustrée de dessins techniques, intitulée “Pipi debout   pour les filles”. La troisième en 2012, lors de discussions sensibles avec Marika autour de sa forte intolérance pour tous les types de protection pour les règles. A l’époque où la coupe menstruelle faisait irruption depuis quelques années dans l’univers des possibles, Marika qui n’avait pas 25 ans, souriait fièrement de me dire “moi j’ai trouvé mieux et pour moins cher”.

Ces trois rencontres ont donné naissance à trois fils colorés différemment qui m’ont chacun amené à discuter, au gré du temps et des rencontres, avec des femmes à propos d’accouchement, de pipi et de sang. Ces fils colorés en ont alors croisé d’autres et, se structurant plus clairement sur le mode de l’enquête, en 2020, ils finissent en scoubidou dans le présent article.

PIPI DEBOUT POUR LES FILLES

J’avais fini par éprouver une gêne relative du fait de pisser tranquillou contre un arbre ou un réverbère pendant que les copines devaient s’accroupir, baisser  leur  pantalon à mi-cuisse ou trouver un savant moyen d’éviter de s’en mettre plein  la  jupe,  tout en trouvant le meilleur stratagème pour détourner l’attention des bringuards de tous poils pour qu’ils n’en profitent pas pour leur mater les fesses. Tant de complication juste pour pisser… Mais voilà, l’affichette des toilettes de Caroline, une pote à Eugenia dont j’étais le compagnon  à  l’époque, venait de me donner l’espoir d’une issue à ce problème que je pensais consubstantiel à la nature féminine : les nanas, ça pisse assis. Et bien non. Pas nécessairement.

Caroline savait pisser debout, comme nous les mecs, en en sortant moins que nous de la braguette, puisque seul son jet était visible de l’extérieur. Comment ? Comme dit sur l’affichette. En plaçant le pouce au-dessus du méat urétral (le petit trou entre le clitoris et le vagin par lequel on pisse) et en faisant une pression horizontale pour redresser l’urètre et permettre que le jet sorte quasiment à 90° plutôt que vers le bas. Et en utilisant l’index et le majeur pour écarter les petites lèvres de la vulve afin d’éviter qu’elles gênent le jet et qu’on en mette partout.

C’est simple, mais ça demande de l’entraînement, selon les dires de Caro. Et Eugenia était très exactement dans sa phase d’expérimentation, sous la douche, comme conseillé sur l’affichette. Et j’ai donc eu l’insigne honneur d’assister, durant près de deux semaines d’entraînement, à l’acquisition de ce savoir pratique par mon amie Eugenia dont je partageais régulièrement la douche. Compétence acquise, elle s’est fait une mission de transmettre ce savoir à d’autres et, pour ce qui est des aspects théoriques, j’ai fait de même. Eugenia a finalement eu un tel niveau de maîtrise de l’art de pisser debout (à faire pâlir GiedRé de jalousie) qu’elle était capable, en modifiant la pression de ses trois doigts, de faire des figures avec son jet d’urine ! Des “l’infini”, les lettres, des cercles, des cœurs… Parmi celles qui essayent  et qui en témoignent, le niveau d’acquisition de cette capacité est variable. Charline, par exemple, à qui je passais l’info en trois minutes un après-midi de 2018, m’appelait le soir même pour me dire qu’elle était fière et joyeuse de parvenir à pisser debout. Aude s’entraîne depuis des mois et n’y parvient toujours pas. Bref, c’est possible, facile pour certaines, mais pas évident pour toutes. Mais ce n’est pas la question. La question serait plutôt “pourquoi est-ce que ce n’est pas enseigné à la maternelle ?”. Après Caroline et Eugenia, je n’ai rencontré qu’une seule femme qui savait pisser debout de la sorte et qui ne découvrait pas que c’était une éventualité en discutant avec moi. C’est Pauline. Une voisine réfugiée Rwandaise qui avait fuit le génocide avec trois de ses enfants, laissant sur place son mari et deux enfants, probablement morts. Un soir que nous fraternisions, je ne sais comment, nous nous sommes retrouvés à parler de pipi debout. Et elle m’a trouvé nigaud d’en faire toute une affaire. Chez elle (au Rwanda) disait-elle, toutes les filles font comme ça. Fallait-il que chez nous (en Belgique) on ait perdu quelque-chose en route ?

RÈGLES : L’ANOMIE

Les femmes dont j’ai reçu le témoignage  et qui sont nées avant les années 1950, ont toutes une expérience similaire de leurs premières règles. Celles qui ont eu de la chance ont vu leurs premières règles se déclencher dans un cadre autre que parental. L’une chez sa marraine, l’autre chez des amis lors d’un anniversaire… Pour celles qui les ont eues pour la première fois sous la surveillance de leurs parents ou dans  le cadre scolaire, c’est autre chose. “Mon père m’a collé une torgnole, ma mère m’a donné une serviette hygiénique et mon père m’a dit “mets ça et n’en  parle jamais à personne !”” rapporte Catherine. “L’infirmière scolaire était une nonne, ce qui s’est passé était tellement méchant que mon souvenir est vague. Infirmerie, moqueries, y avait du monde, je ne sais plus. Mais c’était moche” confie Claudine, “j’en ressens encore de la honte”.

Les règles sont frappées d’un tel tabou, qu’il est difficile d’avoir accès à des sources valides quant à l’histoire de leur gestion. Le musée virtuel de la menstruation [1] situe les premiers tampons dans l’antiquité égyptienne. Il fait état d’une période sombre, au Moyen Âge, où aucune protection n’était autorisée. Les femmes étaient supposées laisser s’écouler leurs règles dans leurs jupons. Tout le monde s’est posé cette question : comment faisait-on avant les tampons et les serviettes ? Et c’est l’image de la nudité ou de la jupe permettant l’écoulement libre du sang qui s’impose. Marika n’en croit rien. Elle ne supporte aucune sorte de protection périodique. Victime du SCT, d’irritations, de malaises… Marika “serre les fesses”. Elle a appris à contracter les muscles du vagin pour retenir ses règles. C’est devenu facile pour elle et elle peut mener toutes ses activités normales la journée, sans y penser. “Quand c’est le moment je vais aux chiottes. Je peux les [règles] retenir comme on se retient de pisser, c’est pareil.”

LE CLITO : ENCORE PLUS FÉMINISTE QU’ON NE LE CROIT !

En 1997 j’ai rencontré Rocio, 60 ans, d’origine péruvienne, elle étudiait les sciences sociales à l’ULB et y militait pour faire connaître l’excision. C’est elle qui m’a appris que l’excision n’était ni africaine ni musulmane. Rocio était chrétienne et avait été victime d’excision dans son enfance. Alors que je lui demandais les raisons de l’excision, elle m’avait  simplement répondu par une phrase dont je me suis souvenu quand j’en ai compris le sens : “on dit que tu enfanteras dans la douleur, non ?”. (Toujours la faute à Eve.)

Depuis mes échanges avec Lucile à propos de l’accouchement dans les années 1940, le slogan féministe qui veut que “le clitoris est le seul organe dont l’unique fonction est le plaisir”, me donne toujours l’impression qu’on est passé à côté d’une information importante.

Lucile est née en 1923 dans une famille de mineurs de la région de Mons, elle    a accouché de son premier fils en 1942 et de son cadet en 1946. Et elle me racontait qu’à l’époque, sans péridurale ni autres moyens d’atténuer la douleur des contractions, c’était en  “frottant” son clitoris qu’elle avait rendu l’épreuve supportable.  A  la  fin  de  la  guerre, elle a aidé plusieurs femmes lors de  leur accouchement, et cette pratique consistant à activer le clitoris pour traverser plus facilement la douleur était, selon elle, tout à fait commune. Lucile ne savait pas qu’il y avait un clitoris et personne n’avait jamais prononcé ce mot autour d’elle, mais les femmes savaient qu’il fallait le “frotter” au moment des contractions. Lorsque j’ai évoqué avec elle la fonction de plaisir du clitoris, elle m’a répondu : “je n’ai appris ça que dans les années 1980, quel temps perdu !”. Avant cela, elle pensait que le plaisir “toujours plus ou moins décevant” venait “du pénis”. Et au moment d’accoucher de son fils aîné, elle ne savait même pas “par quelle foutue malédiction j’étais tombée enceinte”.

C’est Mireille, une autre femme originaire du Rwanda qui en 2018 m’a témoigné en deuxième lieu de cette pratique. Elle a accouché de son fils unique à Bruxelles, seule dans son appartement. L’utilisation de son clitoris comme “antidouleur” a, pour elle, été spontanée. Elle ignorait que “ça se faisait”.

Le clitoris représentait donc quand même un organe bien conçu pour réduire l’obligation d’enfanter dans la douleur, dont parlait Rocio.

En 2009, j’ai rencontré Maëlle,   une jeune femme d’alors 25  ans  avec  qui  j’ai abondamment échangé sur la problématique des règles. Elle avait des règles extrêmement douloureuses. Au point qu’elle passait presque systématiquement entre un et cinq jours alitée au début de sa période de règles qui durait toujours longtemps. C’est son absence pour une émission de radio  que nous devions enregistrer ensemble qui a ouvert la discussion.

Un jour que je me présentais chez elle, elle m’accueille alors qu’elle est allongée dans son lit. Elle voulait, me dit-elle, me “montrer que je te raconte pas des conneries”. Elle était vraiment mal en point, irritable, agressive, à cause de la douleur des règles. Je lui ai posé quelques questions que tout le monde lui posait et qui n’avaient pas de réponse intelligente. Des questions empreintes d’impuissance et d’envie maladroite d’aider. “N’y avait-il pas d’anti-douleur ?”. Elle m’a récité la liste des
anti-douleurs, tous inopérants à atténuer ladite douleur. “Mais alors, comment fais-tu?” m’exclamais-je. Et là, elle repousse sa
couette d’un geste vif en me disant : “ça !”.
Elle avait sur le ventre une bouteille en verre remplie d’eau bouillante. Et le ventre rouge vif de la brûlure de la bouteille.
C’était impressionnant. En ce recouvrant elle me dit : “je suis loin d’être la seule, il y plein de nanas qui en chient comme moi.
Et pas un foutu chercheur pour se pencher sur la question.”. J’étais consterné par notre impuissance, la mienne en particulier. Ne pouvait-elle rien faire d’autre que de se brûler la peau ? “Je ne peux pas le faire tout le temps, sinon je cuis. Alors quand je peux plus mettre la bouteille, je me branle.”, me dit-elle. Et d’ajouter “D’ailleurs, c’est mieux que la bouteille, mais au bout d’un moment ça lasse et ça devient irritant.”. Nous avons parlé de masturbation anti-douleur.
L’orgasme ne provoque-t-il pas des contractions qui augmentent la douleur ? Pas de recherche d’orgasme, juste une utilisation anti-douleur du clitoris, objectet-elle. Et nous finîmes par nous accorder sur le fait qu’en aucun cas il ne s’agit de
masturbation. Seulement de l’utilisation du clitoris pour ce qu’il sait faire : atténuer la douleur, la rendre supportable. Au fait, j’imagine que durant ses accouchements, Lucile non plus ne cherchait pas l’orgasme… Cela fait quelques années maintenant que l’on voit des magazines axés sur la santé et le bien-être, énumérer les bienfaits de la masturbation. Et bien que très généralement une joyeuse confusion y règne entre masturbation, sexualités et vertus curatives ou prophylactiques, il semble entendu que la masturbation, en particulier féminine, est loin de n’être propre qu’à procurer du plaisir sexuel. On parle de pouvoir analgésique, comme le décrivaient Lucile et Maëlle, de prévention de l’incontinence ou du cancer, de qualités d’antidépresseur, de régulation du sommeil et du stress… Bref, autant de qualités dont la liste n’est jamais exhaustive,
ni jamais parfaitement bien étayée, mais qui démontrent, à tout le moins, que le clitoris n’est pas un organe uniquement dévolu au plaisir, loin de là. Et le fait de le prétendre marque encore sans doute l’empreinte de deux siècles passés à évincer le “clito” de l’univers des pensables. Tant qu’il n’y a même pas (plus ?) de mot pour désigner cet acte délicat de soin à soi-même qu’il faudrait cesser de confondre avec la masturbation, qu’il faudrait pouvoir retrancher, sans l’en exclure, du registre
érotique.

CONTRACEPTION : LIBERTÉ HÉTÉRONOME

Les mères de l’âge de la mienne font partie de celles qui ont connu les aiguilles à tricoter dans les arrière-salles de café avant la légalisation de l’avortement et l’apparition de la pilule contraceptive. Il n’est plus discutable que la pilule ait été la pierre angulaire d’un formidable mouvement de libération des femmes. Liberté sexuelle et reproductive. Un demi-siècle et quelques
avancées biotechniques plus tard, certaines voudraient se délivrer des hormones de synthèse et des objets invasifs. Car la contraception féminine promue par la gynécologie, si elle a participé à la libération, a aussi fondé une dépendance à la pharmaceutique, en même temps qu’elle a accentué la perte de conscience et de maîtrise par les femmes de leur cycle de la fécondité. Martha qui veut apprendre à connaître son corps, s’est mise en recherche de méthodes de contraception naturelle. À 42 ans, elle a découvert la symptothermie, une méthode qui combine l’observation des symptômes apparents de la fertilité (aspect et qualité de la glaire cervicale, sensations au niveau de la vulve, variation thermique du corps, élasticité et ouverture du col de l’utérus, tensions ovariennes, etc.). En parlant de cette méthode qu’elle utilise couramment depuis plusieurs  mois à des amies, Irina, l’une d’entre elles, s’étonne de la découverte : “Dans mon pays, l’avortement est interdit, les hommes sont des machos qui ne veulent pas porter de capotes et la contraception est chère. Alors, les filles apprennent cette méthode dès l’adolescence. On fait toutes ça. Mais ça ne porte pas de nom. Juste, on sait quand on est féconde et quand on peut le faire sans risque.”

CIRCULEZ, Y’A RIEN A VOIR !

Liv Strömquist, une  écrivaine  suédoise,  a mené une recherche documentaire intéressante et détaillée sur la manière de se représenter biologiquement le corps de la femme. Elle livre ces conclusions sous la forme d’une BD titrée “L’origine du monde”. Elle y montre notamment comment depuis le 19e siècle, la sexualité féminine, mais aussi le sexe de la femme, sa vulve, son désir, ses pratiques, sont relégués au rang de l’infâme, puis cachés, réprimés, niés et, finalement, purement et simplement effacés du paysage occidental. Tous les oppresseurs savent que la mortification est le plus sûr moyen de s’assurer obéissance, docilité et sujétion.

Les 23 femmes qui ont témoigné ici attestent de cette réalité. Par exemple, quatre d’entre elles ne connaissaient pas le mot clitoris ou ne savaient pas de quoi il s’agissait. Six autres n’en avaient qu’une idée très vague. Plusieurs ont fait sa connaissance après 30 ans. Trois seulement savaient ou avaient l’intuition qu’elles pouvaient pisser debout. Cinq qu’elles pouvaient retenir leur flux menstruel. Quatre seulement pensaient qu’une contraception autonome pourrait être efficace. Par contre, 12 d’entre elles utilisaient consciemment les qualités de leur vulve pour atténuer les effets de l’anxiété, de la tristesse ou de la douleur. Et parmi ces douze femmes, une seulement le faisait sans un sentiment aigu de honte, de culpabilité ou de transgression. Parallèlement, toutes attestent de situations de vie dans lesquelles leur incapacité est présupposée, en particulier pour les activités techniques perçues comme masculines.

EMANCIPATION : EN COURS DE TRAITEMENT…

Les quelques témoignages récoltés ici attestent que le corps féminin est capable de faire des choses qu’on ignore largement : pisser debout, retenir son flux menstruel, ressentir ses périodes fécondes et non fécondes, atténuer les douleurs des règles et de l’accouchement… Et il est fort probable, que toutes les compétences liées aux organes et aux capacités qui ont été progressivement sorties de l’univers des possibles depuis la fin du siècle des Lumières, étaient en réalité communes, avant cette ère d’obscurantisme sexuel. Les femmes ont été mises en incapacité de gérer de manière autonome des gestes qui devaient être jadis les gestes simples et impensés du quotidien, comme moi je pisse debout sans y penser.

L’enjeu pour l’humanité  est ici que les femmes reprennent leur autonomie. Qu’elles puissent, si  elles   le  désirent, et dans la mesure où elles  l’estiment souhaitable, s’affranchir entre autre de leur dépendance au corps médical, à l’industrie pharmaceutique et cosmétique, s’affranchir de la “bienveillance” d’un galant  avec une perceuse et de l’abaissante position accroupie. À cet effet, leur corps recèle bien des ressources et des capacités potentielles qui pourraient être à nouveau explorées et mobilisées. Certainement bien plus que l’échantillon vite exposé dans cet article.

Elles y travaillent d’ailleurs, de plus en plus intensivement depuis les années 1960. Par exemple à partir d’expériences comme celle d’Ina May Gaskin,[2] illustre sage-femme américaine qui lutte depuis le début des années 1970 pour l’autonomie des femmes en matière de grossesse et d’accouchement, refusant notamment les mises sous tutelle institutionnelles. Plus près de nous, des initiatives comme  la Plateforme  pour une naissance respectée [3] qui regroupe nombre de personnes et d’associations qui œuvrent dans le même registre, pour l’autonomisation et l’empowerment des femmes. Souhaitons que ce mouvement s’amplifie et s’étende à tous les niveaux de notre civilisation.


[1] https://www.vice.com/fr/article/exq54k/how-one-man-ran-the-worlds-only-museum-of-menstruation-from-his- basement-511

[2] GASKIN Ina May, Le guide de la naissance naturelle, Retrouver le pouvoir de son corps, Mamaéditions, 2012.

[3] http://www.naissancerespectee.be

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