Le 25 février dernier sortait dans les salles le dernier film de Raoul Peck[1], « Orwell 2+2=5 ». Ce documentaire composite explore les deux dernières années de la vie de George Orwell[2], celles où l’écrivain anglais, rongé par la tuberculose, achevait dans l’urgence ce qui deviendrait son œuvre la plus célèbre : 1984.[3] Deux heures de révision et de mise en alerte qui secouent le spectateur, tant les mots écrits il y a plus de septante-cinq ans résonnent avec une intensité douloureuse face à ce que nous vivons aujourd’hui.
« Ce qui est terrifiant, c’est cette impression que le roman a été écrit hier. Un peu comme si je lisais le journal du matin »[4], confie Raoul Peck. Car, 1984, loin de n’être qu’une simple projection futuriste sonnait comme une véritable dissection. Georges Orwell montrait ainsi de quelle manière les systèmes autoritaires se développent, non par la violence brute, mais par la perte de sens. Notons d’ailleurs que le titre original qu’Orwell avait en tête avant que son éditeur ne lui demande de le changer, était Le Dernier Homme en Europe, un livre dans lequel il parlait du monde occidental, de l’Europe en particulier, et de l’Angleterre. Les avertissements étaient déjà explicites.
Un cadeau empoisonné ?
Raoul Peck n’est pas, sur ce coup-ci, à l’origine du projet. Un ancien patron d’Universal, passionné d’Orwell, négocie avec la Fondation Orwell[5] les droits sur l’ensemble de l’œuvre de l’écrivain. Il contacte alors Alex Gibney, documentariste américain oscarisé pour Un taxi pour l’enfer en 2008, pour produire le film. La réponse de Gibney est sans équivoque : « Oui, mais à condition que ce soit Raoul Peck qui réalise ! ». L’intéressé accepte dans la foulée : « Avoir accès à toute l’œuvre d’un écrivain comme Orwell, on ne dit pas non ! Je ne savais pas encore comment j’allais m’y prendre, mais je savais qu’il y avait quelque chose de fort à faire ».[6]
Pourtant, Orwell n’était pas un auteur familier dont l’œuvre semblait prioritaire pour le cinéaste haïtien. « Beaucoup d’autres écrivains m’avaient davantage marqué, Baldwin, Césaire, les écrivains haïtiens… À l’époque, on présentait surtout Orwell comme un écrivain de science-fiction, de la dystopie ».[7] C’est en plongeant dans les archives que le grand intérêt survient : « J’ai découvert un Orwell que je n’envisageais pas. Quelqu’un qui était plus proche du tiers-monde que je ne l’avais pensé, et qui avait compris le colonialisme. Ce n’était pas un intellectuel froid et british, comme beaucoup d’autres ».[8]
Pour mesurer l’ampleur du défi, Raoul Peck prend conseil auprès de deux amis écrivains. « Russell Banks[9] m’a juste dit : « Bonne chance ! ». L’autre, qui est un marxiste anglais très connu, m’a dit : « Tu ne peux pas faire ce film. Orwell est un traître ! ». Ils m’avaient donné la raison de le faire, ce film. Je ne suis pas là pour faire des trucs faciles ».[10] Car l’auteur anglais reste un personnage clivant, revendiqué aussi bien par la droite que par la gauche, instrumentalisé pendant la guerre froide, réduit à un soutien antisoviétique, alors que sa vision était plutôt universelle. Comme le souligne Raoul Peck dans ses notes de réalisation : « Il est loué comme un prophète de l’apocalypse. Vilipendé comme un traître à la cause socialiste. Diabolisé comme un colonisateur. Utilisé comme un bouclier par les opportunistes néo-conservateurs. Et pourtant, il se tient seul, piquant et rebelle ».
La Fondation Orwell lui a donc ouvert toutes ses archives : « tous les romans, tous les essais, les journaux publiés ou pas, les lettres, les photos… Et je savais que j’avais toute une équipe qui pouvait m’aider à trouver des choses si j’en cherchais. Ils nous ont accompagnés pendant tout le film, pour vérifier parfois des dates, des sous-titres de photos, etc. Ils ont vu le film fini aussi. C’était une assurance, et ça a été une collaboration très fructueuse. Mais j’ai fait ce que j’ai voulu. J’avais carte blanche, et personne n’est venu me dire comment faire, comment raconter, que dire. Et c’est ça le bonheur d’être dans une telle situation ».[11]
La voix d’Orwell comme seul guide
Ce qui distingue Orwell 2+2=5 de tant de documentaires conventionnels c’est, de nouveau chez Raoul Peck, un choix radical dans la réalisation. Depuis son excellent I am Not Your Negro[12], le réalisateur refuse catégoriquement le recours aux experts, aux « talking heads », dispositif filmique consistant à filmer une personne en plan fixe face caméra, afin de livrer un témoignage ou une analyse, une interprétation a posteriori. Il utilise donc exclusivement les textes d’Orwell (essais, lettres, romans, journaux intimes) narrés par la voix de l’acteur britannique Damian Lewis (Homeland). « Je ne voulais pas faire un film sur Orwell, je voulais le laisser parler. Ce n’est pas non plus un reportage d’actualité, mais un récit dramatique »[13], explique Peck. « J’ai la personne réelle. Pourquoi laisserais-je quelqu’un d’autre parler à sa place ? ».
Le film progresse ainsi au fil de la correspondance de l’écrivain anglais au moment où il écrit 1984, et ses réflexions font écho au texte, éclairées par l’histoire en train de s’écrire depuis le milieu du 20e siècle jusqu’à notre présent brûlant.
Le choc des temporalités
Le procédé du film est troublant. On assiste à une collision permanente entre les mots d’Orwell et les images d’aujourd’hui. Peck tisse ici un montage vertigineux mêlant archives récentes des quatre dernières années (images de Gaza, de l’Ukraine, du Soudan, de manifestations à Minneapolis) avec des extraits des adaptations cinématographiques de 1984 (la version de Michael Anderson[14] et celle de Michael Radford[15]).
Le résultat produit un véritable effet de sidération. Comme l’explique Peck, « une bonne partie des archives qu’on utilise, ce sont les quatre dernières années dans le monde. Et c’est vrai que le spectateur prend ça en pleine face, parce qu’il se rend compte que c’est la simultanéité de ces champs de bataille. Quand on suit la presse tous les jours, on a l’impression qu’on a une semaine l’Ukraine, une autre semaine le Yémen, un jour Gaza. Aujourd’hui, on ne parle presque plus de Gaza. Le spectateur est soudain confronté avec la simultanéité de ces lieux de guerre, de ces lieux de dérive. Et c’est vrai que ça choque et il y a une certaine stupeur face à ça ».[16]
Ainsi, poursuit-il, « le résultat n’est pas une explication, mais une friction : les mots d’Orwell se heurtent aux images d’aujourd’hui, et ce choc constitue l’analyse ».[17] C’est précisément cette friction qui fait la puissance du film, un procédé qui électrocute le spectateur bien plus efficacement que n’importe quel commentaire didactique.
Raoul Peck a néanmoins veillé à ne pas enfermer son film dans l’instantané. Donald Trump, Elon Musk, Vladimir Poutine apparaissent régulièrement à l’écran, mais le réalisateur souligne que ce ne sont pas les véritables sujets : « ce n’est pas un film sur Trump. Ou sur Gaza. C’est un film sur la manière dont l’autoritarisme peut surgir partout. C’est pourquoi j’ai supprimé des éléments qui risquaient de devenir trop actuels. Je veux que l’on puisse regarder ce film dans 20 ans comme un témoignage, pas comme un instantané ».[18]
La destruction du langage comme arme première
Au cœur du film et des réflexions du réalisateur se trouve cette idée maîtresse d’Orwell : la destruction de la démocratie commence toujours par la destruction du langage. « Quand on veut détruire la démocratie, on commence par le langage », martèle Peck. « Les mots ne veulent plus rien dire, il y a d’autres mots qui sont interdits, les attaques contre la justice, les attaques contre l’intelligence, contre les universités, les attaques contre l’Histoire. L’un des points essentiels, c’est de réécrire l’Histoire, parce que l’Histoire n’ayant pas la même origine pour expliquer qui on est, on la change. Et donc c’est comme ça à tous les niveaux des institutions de la démocratie : le citoyen est perdu ».[19]
L’exemple du mot « woke » est, à cet égard, particulièrement éclairant. Peck décortique le mécanisme avec précision : « C’est comme une prise de jiu-jitsu. Ils l’ont retourné. “Woke”, ça veut dire : éveillez-vous, être attentif, être soucieux des autres, des minorités. Ils en ont fait un mot négatif. Il suffisait de lancer ce signal. Quand vous allez à une émission de télévision, on vous dit : “vous êtes woke ou pas ?” Le temps de trouver une réplique à ça, votre temps d’antenne est passé. C’est par des démarches comme ça que, petit à petit, ils envahissent le langage, ils le captivent, ils le réorganisent et interdisent des mots, en créent d’autres. Vous avez déjà perdu ».[20]
Le processus dénoncé ici ne date pas d’aujourd’hui : « On peut compter au moins une quarantaine d’années depuis que cette déconstruction se fait. Dans au moins deux de mes films, il y a une phrase récurrente : « nous avons perdu la bataille rhétorique” ».[21] Dans Orwell 2+2=5, l’intelligence artificielle devient ainsi la variante contemporaine de la novlangue orwellienne, langue fictive imaginée par George Orwell dans 1984, conçue par le régime totalitaire afin de restreindre le champ de la pensée en réduisant le vocabulaire et en éliminant les nuances sémantiques, rendant certaines idées littéralement impensables. « L’IA n’est pas un dieu. Le problème n’est pas la machine, mais l’absence de règles. Si on laisse la technologie être guidée uniquement par le profit, elle ne sera jamais développée pour le bien-être de l’humanité »[22] tempère le réalisateur.
L’autoritarisme, tentation universelle
Rejoignant et illustrant à merveille la pensée orwellienne, le documentaire refuse de réduire l’autoritarisme à un phénomène étranger ou exotique. « L’autoritarisme n’est pas une anomalie, mais une tentation constante. Tout pouvoir peut devenir autoritaire. Ce n’est pas une spécialité russe, c’est un problème humain »[23]. Une conviction nourrie par son expérience personnelle : « J’ai grandi en Haïti, sous la dictature. J’ai vu mes parents chuchoter, des parents d’amis détruire Le Rouge et le Noir de peur que la police trouve ce « roman communiste » parce qu’il y avait « rouge » dans le titre. Ce côté ubuesque, absurde des dictatures, je l’ai appris très tôt. Mais j’ai aussi appris que le terme « démocratie » ne m’était pas attribué dans le même sens qu’aux Américains ou aux Français. J’ai grandi avec la novlangue »[24].
Comment en vient-on au fascisme ? Orwell – qui écrit au sortir de la Seconde guerre mondiale – le décrypte très bien dans la Ferme des Animaux[25] et 1984 : « On est comme la grenouille plongée dans l’eau froide. On ne voit pas l’eau chauffer et quand ça bout, c’est trop tard »[26] rappelle Peck, « On l’a déjà vu dans l’Histoire, c’est toujours comme ça que ça se passe. Au début, on ne les prend pas au sérieux, les années ‘30 en Europe, c’était pareil. Hitler envahit l’Autriche, on se dit, oui, il va s’arrêter là. Ensuite, il envahit la Pologne, il n’ira pas plus loin. Et pourtant, on oublie que ce genre de pouvoir n’a aucune limite ».[27]
Orwell au-delà du mythe
Le film rend aussi à Georges Orwell sa complexité, loin des récupérations idéologiques. « Il est anti-toute forme d’autoritarisme, de gauche comme de droite. Il est contre toute déviance de la démocratie, ou plutôt du socialisme démocratique. Il dit très clairement où il est situé et montre les abus possibles de tous les côtés. Mais on l’a utilisé dans le contexte de la guerre froide et il a été totalement entaché ».[28] Le documentaire montre comment la prise de conscience politique d’Orwell est indissociable de son parcours (sergent dans la police coloniale britannique en Birmanie à 19 ans, volontaire dans les milices du POUM[29] pendant la guerre d’Espagne, où il frôle la mort et découvre que la gauche aussi peut sombrer dans le dogme et la répression).
« Orwell naît en Inde. Il a eu une nounou noire. Quand il va au Myanmar, je suis quasi certain que c’est pour retrouver cette enfance. Mais il se rend compte qu’il est soldat colonial. Pas théoriquement, dans la pratique. Dans un petit village, il représente la loi, l’abus. Et il a le courage d’écrire ça, de déconstruire tout l’appareil colonial à une époque où ça ne se fait pas ». C’est cette trajectoire d’un homme qui se déconstruit, d’un impérialiste qui reconnaît sa part dans la machinerie du despotisme, qui touche profondément Peck : « Je pensais faire un film avec un peu plus de distance, et c’est devenu un film très organique, très personnel, très intime. Parce que j’ai vraiment rencontré une âme sœur en Orwell ».[30]
Résister : au-delà du constat
Orwell 2+2=5 ne se contente pas de dresser un constat anxiogène sur l’état actuel du monde. Il se force également à ouvrir une réflexion sur une résistance lucide, débarrassée des illusions. « Les gens attendent des miracles, mais ils n’existent pas. Ce qui existe, en revanche, c’est la responsabilité. Et la responsabilité signifie : regarder, écouter et parler. Surtout lorsque, comme l’écrivait Orwell, le pouvoir nous enseigne à rejeter l’évidence de nos yeux et de nos oreilles ».[31]
Le film nous rappelle avec force que la démocratie n’est pas un acquis. Peck insiste sur ce point : « Être citoyen, être dans une démocratie, c’est se battre pour la préservation de cette démocratie. Ce n’est pas un objet de consommation que vous avez acquis et qui vous appartient une bonne fois pour toute. Ça se défend tous les jours, à la moindre déviation vous devez prendre position. Et comme le dit Orwell, il n’y a pas de position neutre, il n’y a pas de position où on dit « on ne fait rien ». Ça aussi c’est une position politique ».[32]
La solidarité et le « common decency »
Orwell avait forgé un concept précieux : la common decency, cette décence ordinaire, ce sens moral élémentaire qui, selon lui, pourrait contrer les dérives du monde. Le film nous rappelle qu’Orwell « a toujours refusé le dogmatisme. Il critique aussi bien la gauche que la droite. Il critique toute déviance. Tout ce qui s’éloigne de ce qu’il appelle le sens commun, le common decency. Et donc c’est quelqu’un qui, très tôt, à une époque où ce n’était pas de mise, où on était en pleine Guerre froide, où il fallait choisir son camp. Lui, son camp, c’était tout ce qui n’était pas de la démagogie, tout ce qui n’était pas du dogmatisme ».[33]
La notion de solidarité est également présente en creux dans le film. Peck évoque à ce propos la figure de Sorane Mandani, jeune élu socialiste démocrate de New York, comme exemple d’une nouvelle génération qui tente de faire vivre le concept : « Le travail de Mandani a duré au moins une dizaine d’années. C’est un militant de base. Leur première question, c’est de demander quels sont les besoins immédiats, sans demander “est-ce que vous êtes de gauche ou de droite”. C’est la méthode du quick win : quand vous mettez autour d’une table des gens qui ne se parlaient pas avant, et vous déterminez un objectif atteignable sur deux, trois mois, vous ne pouvez pas vous imaginer le résultat que ça donne ».[34]
Le corps face à la bête
Le film montre aussi que la résistance, à un certain stade, exige bien plus que des mots. Les images des obsèques de Navalny, des Iraniennes brûlant leur voile ou des manifestantes affrontant les forces de police viennent ces moments où « les citoyens eux-mêmes décident de prendre des risques et de mettre leur propre corps face à la bête. Et de risquer les blessures, la mort, l’emprisonnement. C’est ça, cette grande leçon de l’histoire. Ça a toujours été comme ça. Sinon, l’Ubu roi ira jusqu’au bout. Parce qu’il n’y a pas de limite ».[35]
En filigrane, Peck interpelle aussi les gauches sur leurs responsabilités et leurs échecs. Il constate « cette espèce de séparation de la solidarité internationale qu’on a eue à un certain moment. Aujourd’hui, même la gauche a un peu oublié ces combats-là. On ne va pas me dire en France en ce moment que le problème le plus important dans la gauche, ce sont les batailles idéologiques. Vous êtes sur un malade en train de mourir, la première chose à faire, c’est rétablir d’abord ce malade ! ».[36]
Nommer les choses pour les combattre
Le film se referme sur une conviction partagée par Orwell et par Peck, et que James Baldwin énonçait lui aussi : « Tout ce qui est affronté ne peut pas forcément être changé ; mais rien ne peut être changé tant que ce n’est pas affronté ».[37]« Le vrai scandale du monde moderne, c’est ce mélange de bonne conscience et d’ignorance. Et c’est ce qu’Orwell critique »[38]explique Peck.
Dans 1984, ce que George Orwell fait dire à O’Brien, cadre du Parti qui incarne la logique du pouvoir totalitaire : « Si vous voulez une image de l’avenir, imaginez une botte écrasant un visage humain, pour toujours » s’impose comme un avertissement final.
Face à cette menace plus que jamais constante, Raoul Peck poursuit : « être artiste aujourd’hui, c’est un privilège, et c’est d’aider sa société à progresser. On n’a pas d’autre choix. C’est notre contribution à la société, en espérant faire passer un peu plus de beauté, un peu plus d’identité, un peu plus d’amour. C’est notre job ».[39] Avec Orwell 2+2=5, il signe un film nécessaire, salvateur, un acte de résistance par le cinéma qui nous invite, individuellement et collectivement, à ne jamais accepter que deux et deux fassent cinq.
Orwell 2+2=5, de Raoul Peck. Documentaire, 1h59. Produit par Jigsaw Productions et Velvet Film. Voix de George Orwell : Damian Lewis. En salles depuis le 25 février 2026.
[1] Né en 1953, Raoul Peck est réalisateur, scénariste et producteur haïtien, dont l’œuvre engagée explore les questions de colonialisme, de racisme et de mémoire historique, notamment dans I Am Not Your Negro (2016) ou ses films de fiction comme Lumumba (2000) ou Le Jeune Karl Marx (2017).
[2] Ecrivain et essayiste britannique (1903-1950), figure majeure de la littérature politique du XXᵉ siècle, auteur notamment de 1984 (1949) et de La Ferme des animaux (1945), œuvres dénonçant les dérives totalitaires et les mécanismes de manipulation idéologique.
[3] George Orwell, 1984, trad. Amélie Audiberti, Paris, Gallimard, coll. « Folio », 1972 (1re éd. 1949). Roman d’anticipation dystopique décrivant une société totalitaire dominée par la figure de Big Brother, où la surveillance permanente et la manipulation du langage servent d’instruments de contrôle politique et social.
[4] La Libre Belgique, 26 février 2026.
[5] The Orwell Foundation est une organisation caritative britannique chargée de préserver et diffuser l’œuvre et les archives de George Orwell. Elle organise notamment les Orwell Prizes, récompensant des travaux de journalisme et d’écriture politique.
[6] Le Soir, 24 février 2026.
[7] Moustique, 25 février 2026.
[8] Le Soir, art. cit.
[9] Romancier et nouvelliste américain (1940-2023), figure importante du réalisme social contemporain aux États-Unis.
[10] Moustique, art. cit.
[11] Le Soir, art. cit.
[12] États-Unis/France/Belgique/Suisse, 2016. Documentaire fondé sur le manuscrit inachevé Remember This House de James Baldwin, explorant l’histoire du racisme aux États-Unis à travers les figures de Medgar Evers, Malcolm X et Martin Luther King Jr.
[13] Focus Vif (Le Vif/L’Express), 28 février 2026.
[14] 1984, Royaume-Uni, 1956.
[15] Nineteen Eighty-Four, Royaume-Uni, 1984.
[16] Entretien de Raoul Peck avec Edwy Plenel dans l’émission « L’Échappée », Mediapart, 24 février 2026.
[17] Focus Vif, art. cit.
[18] Ibid.
[19] « L’Échappée », Mediapart, art. cit.
[20] Ibid.
[21] Ibid.
[22] La Libre, art. cit.
[23] Focus Vif, art. cit.
[24] Moustique, art. cit.
[25] La Ferme des animaux, roman allégorique de George Orwell publié en 1945 est une satire du totalitarisme stalinien mettant en scène une révolte d’animaux contre leur fermier humain, dont l’issue révèle la corruption progressive du pouvoir révolutionnaire.
[26] Moustique, art. cit.
[27] « L’Échappée », Mediapart, art. cit.
[28] Moustique, art. cit.
[29] POUM (Partido Obrero de Unificación Marxista), parti communiste anti-stalinien fondé en 1935 en Espagne, actif durant la guerre civile espagnole (1936-1939). Opposé à la ligne du Parti communiste espagnol soutenu par Moscou, il fut violemment réprimé en 1937, notamment lors des événements de Barcelone.
[30] Moustique, art. cit.
[31] La Libre Belgique, art. cit.
[32] « L’Échappée », Mediapart, art. cit.
[33] Le Soir, art. cit.
[34] « L’Échappée », Mediapart, art. cit.
[35] Ibid.
[36] Ibid.
[37] No Name in the Street (Chassés de la lumière), James Baldwin, 1972. Récit autobiographique et politique consacré aux luttes pour les droits civiques et à la violence raciale aux États-Unis.
[38] Le Soir, art.cit.
[39] Ibid.


