LE “SYNTAGME ROUGE-BRUN” : LA GAUCHE AU SERVICE DE L’EXTRÊME DROITE ?

par | BLE, JUIN2022, Politique

Si les anathèmes sont pléthoriques en politiques et obscurcissent généralement la pensée, il existe des usages de termes polémiques qui méritent qu’on s’y arrête. Nous explorons dans cet article l’hybridation idéologique “rouge-brune”, car elle apparait plus riche qu’elle n’y parait au premier abord. En visant à dévoiler chez un interlocuteur politisé ou en cours de politisation, dont le discours est empreint de justice sociale, des accointances manifestes avec l’extrême droite, l’usage du syntagme rouge-brun permet, non sans risque, d’avancer dans la connaissance.

Dans cet article, nous envisagerons une définition et une délimitation du “syntagme rouge-brun”, ponctué d’exemples venant tant d’une production endogène à l’extrême droite que d’une confusion produite par des protagonistes venus de la gauche, ainsi qu’un propos sur leur vision internationale. Nous conclurons sur la manière dont sont reçues ces accusations de confusion.

Précisons d’emblée que plutôt qu’un accès au pouvoir, les acteurs rouges-bruns influencent les débats de manière confuse et paradoxale, par exemple en faisant des promesses de renaissance démocratique en allant toujours à rebours des progrès démocratiques. Et si elle pave la route à l’extrême droite, la rhétorique rouge-brune peut s’opposer à promouvoir directement la tradition fasciste, car celle-ci ne lui permet plus de sauver les apparences démocrates. En un sens, s’il vient du champ polémique, bien utilisé, l’usage du syntagme rouge-brun est performatif : il vient en quelques en sorte “révéler” la duplicité de cette extrême droitisation.

Ce qu’il est, ce qu’il n’est pas1

Rentrons dans le vif du sujet en partant de cette expression : le syntagme rouge- brun. Qu’est-ce qu’un syntagme ? C’est une unité lexicale dont les éléments constitutifs, non-remplaçables, ont été librement associés pour délivrer un sens particulier. Dans le cas qui nous occupe, le “rouge” renvoie à la couleur du socialisme et du communisme (associé au drapeau rouge, par exemple) et le “brun” renvoie à la couleur de l’extrême droite, ou du (néo)fascisme (le syntagme “peste brune” pouvant désigner ces courants politiques contemporains). Dès lors, le sens particulier de cette association n’est pas l’équivalence ou la jonction entre deux catégories politiques opposées que l’on retrouve dans l’expression “les extrêmes se rejoignent”, mais la formation d’une catégorie singulière (“rouge-brune”), descriptive et non revendiquée par les personnes concernées, dont le processus est la pollution et in fine la destruction du premier terme (le rouge) par le second (le brun). Notons enfin que chacun de ses termes (rouge/gauche/ socialisme/brun/ Extrême droite/fascisme), est le résultat d’un effort de conceptualisation, et celui-ci a tendance à écraser les complexités, les aspérités, certaines nuances, des contradictions internes. Il ne faudrait pas que cela nous empêche de voir les lignes de forces, et la synthèse historique et politique que cette conceptualisation permet par ailleurs.

Concrètement, il s’agit de mettre en lumière le fait que l’esthétique socialiste (ou de justice sociale, antiraciste, etc.) recouvre en réalité l’élément qui le détruit : le brun saisit le rouge, et le réduit à néant. Autrement dit, l’usage de cette expression vise à dénoncer les confusions idéologiques menant à l’extrême droitisation de nos sociétés, soit en présentant l’extrême droite comme moindre mal face à une société d’orientation libérale ou socialiste, soit en proposant une lecture du socialisme ou de l’égalité dans les termes de la révolution conservatrice ; mais en conditionnant toujours ces gestes à des postures morales (les faibles contre les forts, la résistance à la décadence, etc.).

La construction de mythes essentialistes

Parler de syntagme rouge-brun consiste moins à faire une analyse des tendances politiques que lever le masque d’une extrême droitisation parfois fascisante prenant l’apparence d’un discours social sophistiqué(2), ou de bon sens populaire, anti-intellectualiste. Un discours creusant notamment le sillon du dépassement des classes en faveur de la communauté sociale naturelle, organique et harmonique, que serait la Nation, le tout sous couvert d’une phraséologie nourrie par le champ lexical socialiste, progressiste ou humaniste.

Plus fondamentalement, en faisant un usage fourbe d’une tradition socialiste elle-même très éclatée, il est reproché aux orientations rouges-brunes de se soustraire aux idéaux de l’émancipation, d’instrumentaliser la question sociale à des fins nationalistes, et de ne porter en réalité aucune attention aux contradictions sociales des corps sociaux. Il s’agit bien plus de restituer la grandeur perdue d’une communauté nationale (ou de l’“Occident”) contre les décadences venues de l’intérieur (les intellectuels progressistes, les “wokes”, les “bobos”(3)) et de l’extérieur (l’Europe cosmopolite, libérale ; les “mondialistes” ; les étrangers “non-assimilables”). Tous ces éléments sont considérés comme des impuretés venant troubler la constitution d’un vrai peuple souverain. Quant au racisme, il est protéiforme, mais se manifeste plus sous la mention de l’homogénéité communautaire que du racisme biologique.

En miroir de ces courants rouges-bruns “Occidentalistes”, se meuvent également des groupuscules antiracistes dont la rhéto- rique sophistiquée et pernicieuse envisage d’instrumentaliser la montée du racisme pour structurer un front antiraciste, dont les seuls représentants acceptés seront anti-universalistes (en ne distinguant pas universalisme et impérialisme) et anti-Lumières (alors qu’une position critique permet d’en extraire le meilleur) en laissant place à la guerre des races et des essentialismes opposés. Citons à cet égard Houria Bouteldja et Youssef Boussoumah, ex-porte-paroles du Parti des Indigènes de la République, à propos du journaliste Claude Askolovitch, dont ils considèrent l’islamophilie suspecte, dans des termes particulièrement complotistes : “Considérant que le premier principe organisateur de la communauté musulmane est la lutte contre l’islamophobie, il coule de source qu’enrayer la poussée islamophobe est le moyen le plus efficace d’enrayer l’organisation de ladite communauté.”(4)

La stratégie rouge-brune de l’extrême droite

Ce qui surprend parfois, c’est que l’exemple le plus marquant de ces 20 dernières années pour la France (et la Belgique) est aussi celui qui est le plus caricatural, le plus outrancier : le polémiste néo-fasciste antisémite Alain Soral (rejoint en cours de route par Dieudonné), se qualifiant lui-même de “national-socialiste français”. Son audience (des millions de vues sur ses vidéos, un site internet extrêmement fréquenté), du milieu des années 2000 au milieu des années 2010, a largement dépassé le strict cadre des activistes d’extrême droite. Soral aura réussi à s’installer dans le paysage militant et médiatique, complaisamment invité comme sociologue (ce qu’il n’est pas), avant d’en être exclu après de multiples condamnations.5 Il aura joué de l’étiquette “rouge-brun”, passant pour un dandy cultivé, un histrion décapant, tant par ses propos (fascistes, mais empruntant une vulgate marxiste) que par la bienveillance d’une partie de son public – y compris d’un public se classant “à gauche”. En effet, nombreux sont ceux pour qui Soral était certes un polémiste radical, mais avant tout un brillant théoricien. Cette hallucination collective oscillant entre adhésion, aveuglement, banalisation, refoulement et détresse intellectuelle se poursuit avec d’autres protagonistes contemporains, souvent moins exubérants, et moins directement liés et identifiables à l’extrême droite.

Une partie de son public fut entrainée et attirée par une forme peu classique et efficace, de formation politique. D’une part, loin des cursus militants classiques, c’est par des vidéos sur internet qu’une masse de gens s’est politisée. Et, d’autre part, cette appétence pour un discours rouge-brun venant de l’extrême droite, est en partie analytiquement justifiée, tant la confusion fait partie de l’origine des mouvements fascistes. Soral est une déclinaison du fascisme français historique, dont deux caractéristiques nous apparaissent contribuer à la confusion rouge-brune : le relativisme moral ciblant les avancées démocratiques comme résistance à l’ordre établi et à la “bien-pensance”, et les promesses de jouissance qu’apportera la révolution nationale, au nom d’un principe de vengeance, des dominés. Au-delà de ce marketing victimaire et autodestructeur, pour l’historien Zeev Sternhell, dans son ouvrage le plus commenté, Ni droite ni gauche, l’idéologie fasciste en France, “le fascisme s’inscrit dans la lignée historiciste et il constitue la mise en œuvre la plus dramatique et la plus extrême des principes particularistes – nationalisme, racisme – et le refus le plus extrême de principes universels et abstraits – droits de l’homme, unité du genre humain ou lutte des classes”.(6) Les attaques contre les “droits de l’hommiste” et la production d’idées abstraites traduites en valeurs universelles relevant d’un travail matérialiste (libéral ou marxiste), sont au cœur de la rhétorique (néo)fasciste qui anime une partie d’une extrême gauche en perte de repères. L’historien précise sa pensée concernant la constitution de ce mouvement : “Notre objet est l’étude de l’imprégnation fasciste, de la ‘fascisation’ de certains courants de pensée, en même temps qu’il est un effort pour démontrer le mécanisme par lequel se fait le glissement vers le fascisme à partir de familles d’esprit et d’écoles de pensée traditionnellement associées avec la gauche”.(7)

Ce glissement s’opère donc par la volonté d’un dépassement des catégories politiques traditionnelles : un leader autoritaire comme solution enviable face à la technocratie libérale. Soral le sait et oriente son mouvement vers des affects touchant le ressentiment antibourgeois et anti-(néo)libéral (mais jamais “anticapitaliste”). Son slogan, qui n’a pas varié depuis 2007, est un condensé de confusion rouge-brune : “Gauche du travail, Droite des valeurs : pour une réconciliation nationale !”. Dans la continuité de Jean-Marie Le Pen, dont Soral fut proche (2005-2007), qui avait avant lui déclaré “je suis socialement de gauche et économiquement de droite”. En 2015, Jacques Sapir, économiste un temps proche du Front de Gauche, se déclare en faveur de la constitution de “Fronts de Libération Nationale” anti-euro incluant le Front National, sous couvert qu’il serait “sectaire” de ne pas l’inclure.(8) Plus récemment, un hebdomadaire belge reprenait sans distance la propagande d’extrême droite version Marine Le Pen, dans le cadre de sa dédiabolisation, dans un article titré “Économiquement, l’extrême droite est d’extrême gauche”(9) : ces propos ne peuvent qu’alimenter l’intoxication rouge-brune. Comme le rappelle Romaric Godin, “Le “social”, “l’interventionnisme” ou “l’étatismene sont pas des concepts de gauche en soi”.(10) L’argument voulant que l’expression “gauche du travail” semble entrer en contradiction avec les valeurs d’ordre et d’autorité est trompeur. Dans le cas de Soral, puisant dans toute une tradition française, le travail est menacé non par les politiques du capital, mais par la finance internationale, cosmopolite, “enjuivée”.(11)

Les rouges-bruns venus de la gauche

Pendant longtemps, Etienne Chouard, professeur d’économie et de droit en lycée ayant émergé en 2005 à la faveur de son combat contre le TCE (Traité Constitutionnel Européen), s’est illustré par des combats qui ont pu enthousiasmer une partie de la gauche, sa frange la plus “anti-système”. Ses idées sur le tirage au sort, la démocratie directe, ses ateliers constituants, etc., bien que très faibles théoriquement et déjà très problématiques au regard de l’histoire des idées(12), l’ont conduit à avoir une audience importante, à devenir une quasi-star du net. Depuis le début, et de façon croissante, il a surtout été un maillon rouge-brun. Bien qu’en perte de vitesse, il est réapparu dans le sillage du mouvement des gilets jaunes et à l’occasion de la pandémie, relayant messages anxiogènes, faux et conspirationnistes. Récemment, c’est un Franck Lepage, bien connu des militants de gauche, marchant allègrement sur les plates-bandes rouges-brunes(13), qui a tenu à le réhabiliter ; de même que le député Insoumis François Ruffin, plus timidement.14 Parmi les nombreux faits d’arme de Chouard, citons ces différents propos, très éclairants, sur Soral (tenus en 2014) : “Pour moi, Alain Soral est à gauche parce qu’il se bat contre les privilèges. C’est un résistant […] un homme qui réfléchit beaucoup, anti totalitaire, plus à gauche que les fascistes qui nous dirigent”.(15) Aussi, Soral tirerait le Front National à gauche. Et si “il tient des propos certes parfois antisémites, c’est aussi un antiraciste, puisqu’il mène combat contre les juifs racistes”.(16) Ces assertions, il ne les a jamais véritablement regrettées car elles rentrent en phase avec une vision du monde, binaire et où les mots perdent tous leur sens. Ou plutôt, ces mots empruntés sans vergogne au lexique de la démocratie, de l’émancipation, et de la résistance à l’oppression, deviennent les mots d’une orientation politique : celle de l’extrême droite. Entre autres et nombreux exemples : c’est le choix explicite qu’a fait la vidéaste web politique Tatiana Ventôse, passée un temps par le Front de gauche avant d’opérer une mue politique “antisystème et populiste”. Concernant le second tour de l’élection présidentielle, elle déclare : “il faut utiliser le bulletin Le Pen pour préserver nos acquis sociaux et notre pays d’une menace imminente”. Dernier exemple, l’avocat Régis de Castelneau annonce dans la revue de Michel Onfray, Front populaire, “Moi, communiste patriote, je voterai Marine Le Pen”.(17)

Un regard sur le monde

En miroir de cette dépréciation outrancière des dérives droitières des États de droits occidentaux au profit de partis d’extrême droite, l’usage du syntagme rouge-brun vise aussi à dénoncer une hiérarchisation des nations réduite à des compétitions entre appareils d’État, et à leur instrumentalisation sur l’échiquier international au nom d’un “anti-impéralisme des imbéciles”18 ou d’un “campisme”.19 Le syntagme rouge-brun met ici à jour le blanchiment accordé à peu de frais aux États autoritaires ou dictatoriaux, aux dépens de populations dépossédées de leur pouvoir d’agir (agentivité). Dans cette conception rouge-brune, si l’unité du genre humain, la lutte des classes, les Droits humains en pays étrangers sont relégués au rang de breloques occidentales et abstraites, “la paix” et “la diplomatie”, au mépris de l’agentivité des populations, font figure d’énoncés transcendants au profit des agresseurs (hors USA et Israël). Et parfois, émerge des discours conspirationnistes : contre toute raison factuelle, ces populations révoltées seraient manipulées et victimisées par l’Occident. Ces éléments souvent minorés sont pourtant centraux pour comprendre la puissance de la rhétorique rouge-brune contemporaine, notamment en ce qui concerne la Syrie et la Russie. Selon Leila al-Shami, activiste anglo-syrienne engagée dans la défense de la justice sociale et des droits humains d’un point de vue antiautoritaire, “lorsque la révolution syrienne a éclaté, les voix des Syriens étaient effacées du débat. Les médias ont donné la parole à des cohortes d’“experts” autoproclamés. Beaucoup ne s’intéressaient pas à ce qui se passait réellement, mais voyaient dans la guerre contre-révolutionnaire un champ de bataille sur lequel projeter leurs propres idéologies centrées sur l’Occident.” Elle poursuit : “Dans le cas de la Syrie, tout a été dépeint comme le résultat de l’intervention occidentale qui aurait comploté en faveur d’un “changement de régime”, tandis qu’en Ukraine, tout serait lié à l’expansionnisme de l’OTAN […] Pour autant, elle observe que ‘’de plus en plus de personnes commencent à remettre en question le discours de cette gauche concernant l’Ukraine, parce qu’elle est moins liée à des préjugés culturels ou racistes qu’elle ne l’a été en Syrie’’. Pour la militante, ‘’c’est important, sans quoi la gauche occidentale restera impuissante à répondre aux défis de notre époque que sont les conflits, les déplacements de réfugiés et la montée du fascisme”.20

En conclusion : une police de la pensée ?

Nous avons pris soin, dans cet article, de faire état d’un usage sagace et délimité du syntagme rouge-brun, permettant d’évoquer certaines hybridations et confusions politiques à l’œuvre actuellement, allant dans le sens d’une complication de ce que le titre de l’article pouvait laisser entendre. Bien entendu, comme de nombreux qualificatifs, il peut également être utilisé comme anathème pour disqualifier quelqu’un, ou être mal utilisé car mal défini. Cela dit, il faut pouvoir appeler un chat un chat, et ces mésusages, qui vont d’une hostilité interpersonnelle à une certaine forme de police morale sans consistance, dans la perspective d’une “vertu ostentatoire”, ne devrait pas entamer l’œuvre de discernement politique que le syntagme rouge-brun permet d’amorcer.

1 Cet article s’inscrit dans le sillage du livre de Philippe Corcuff, La grande confusion. Comment l’extrême droite gagne la bataille des idées, Textuel, 2021.

2 Jean-Loup Amselle, A chacun son Marx ou les mésaventures de la dialectique. Chapitre V. La “rouge-brunisation” de la vie intellectuelle. Editions Kimé, 2019.

3 Voir Authier, J.-Y. (dir.) ; et al. Les bobos n’existent pas, Presses universitaires de Lyon, 2018. Et L. Boltanski, A. Esquere. Vers l’extrême. Extension des domaines de la droite, 2014.

4 Houria Bouteldja, L’étrange islamophilie de Claude Askolovitch, Parti des Indigènes de la République, 2 octobre 2013. https://tinyurl.com/mr4986ac .

5 Depuis 2008, Alain Soral est régulièrement condamné, notamment à une peine de prison ferme en 2019, pour “diffamation”, “injures raciales ou antisémites”, “incitation à la haine raciale”, “provocation à la haine, la discrimination ou la violence”, “apologie de crime de guerre et contre l’humanité”, “négationnisme”.

6 Zeev Sternhell, p.103

Ibid. p.80.

8 Lilian Alemagna et Dominique Albertini, Sapir et le Front national, l’extrême jonction, Libération, 24 août 2015. https://tinyurl.com/yxy6c3ey

9 Olivier Mouton, Economiquement, l’extrême droite est d’extrême gauche, Le Vif, 22 avril 2020.

10 Romaric Godin, Non, le programme économique de Marine Le Pen n’est pas de gauche, Médiapart, https://tinyurl.com/4r75237x

11 La multiplication des allusions à Rothschild, par exemple, vient de ce terreau : voir Pierre Birnbaum, “En France, le rejet du pouvoir charrie un antisémitisme plus virulent qu’ailleurs”, Le Monde, 13 février 2019, ainsi que son ouvrage Sur un nouveau moment antisémite, Fayard, 2015.

12 La place nous manque pour développer ce point. Mais chez E. Chouard, émerge le fantasme d’une assemblée – tirée au sort -comme parfait garant de la volonté populaire, sans intermédiaires. Cette “souveraineté du peuple” institutionnalisée, deviendrait inattaquable, non critiquable. En conséquence de quoi la limitation réciproque des pouvoirs (Montesquieu) disparait.

13 Franck Lepage, de la dérive en parapente au hold-up en charentaises, Observatoires des réseaux, 12 février 2020, https://tinyurl.com/hwek53yt

14 François Ruffin admet que rendre hommage à Etienne Chouard était une “erreur”, Le Monde, 14 mars 2019, https://tinyurl.com/c8yy35ys

15 Adrien Sénécat, Les deux visages d’Etienne Chouard, chantre du référendum d’initiative citoyenne, Le Monde, 21 avril 2018. https://tinyurl.com/3z9nfaby

16 Nous invitons le lecteur à se rendre sur ces deux pages, aux nombreux liens et ressources : Education populaire.fr : confusionnisme : que penser d’Etienne Chouard https://tinyurl. com/2p8cawzt; la déchéance de Chouard https://tinyurl.com/unkse3d3

17 Régis de Castelnau, Front Populaire, 15 avril 2022, https://tinyurl.com/yrnn2fup

18 Leila Al-Shami, The ‘anti-imperialism’ of idiots, https://tinyurl.com/4pd8w9aw , 24 avril 2018.

19 Tendance simplificatrice à réduire la situation politique à un affrontement entre deux camps.

20 Taras Bilous et Leila al-Shami, De la Syrie à l’Ukraine : l’ombre du campisme, CQFD, https://tinyurl.com/2p8ta2pp, avril 2022.

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