Dans le contexte actuel, le multiculturalisme canadien est un récit qui mérite beaucoup d’attention. Les bouleversements géopolitiques et les pressions exercées par son voisin et traditionnel allié américain ravivent des débats identitaires internes, dans un pays qui se cherche un récit, pour asseoir sa souveraineté nationale. La visite officielle du Roi d’Angleterre en mai dernier s’inscrivait dans cette quête d’affirmation, rappelant l’attachement du Canada au système parlementaire britannique. Or, celui-ci est indissociable de son histoire coloniale. Quant au multiculturalisme, il est conçu également comme s’inscrivant dans cette histoire par certains, alors que d’autres célèbrent la rupture qu’il représente avec le paradigme identitaire qui a historiquement fondé les États-nations européens.
Cette analyse propose de vulgariser, à partir d’une perspective historique et dans les limites qui sont les nôtres, les défis auxquels le multiculturalisme canadien fait face aujourd’hui. Devant les menaces et les politiques de Trump, le récit de la « grande mosaïque culturelle » du Canada sert, tant bien que mal, de socle identitaire. Ce récit est un exemple intéressant pour s’interroger sur les récits qui s’imposent dans les domaines de la gestion politique du pluralisme, la citoyenneté et le vivre-ensemble.
INTRODUCTION
Le discours du Premier ministre du Canada, Mark Carney, à Davos en janvier, a marqué les consciences. Son ton lucide sur la fin du récit fictif qui fondait les relations internationales depuis des décennies a suscité beaucoup d’enthousiasme. Sans jamais nommer qui que ce soit, il a esquissé le portrait d’un ordre nouveau, où les « puissances moyennes » doivent se liguer pour faire face aux grandes puissances et aux méthodes cavalières de ces dernières. Or, pour quiconque connaît l’histoire du Canada, profondément ancrée dans le colonialisme, sa posture anti-impérialiste apparaît comme étant pour le moins paradoxale. Pour rappel, le Québec n’a toujours pas signé la Constitution canadienne de 1982, mise en place par Pierre Elliott Trudeau. Plus encore, en 2019, la démission de Jody Wilson-Raybould du cabinet de Trudeau fils a été un coup dur pour les démarches de réconciliation avec les communautés autochtones.[1] En plus de ces différends avec ses minorités culturelles, le gouvernement canadien fait face à une montée du mouvement indépendantiste en Alberta, porté par son actuelle Première ministre. Dans un rapport amour-haine avec le Québec, les deux provinces dénoncent les dysfonctionnements du régime fédéral canadien (les Albertains s’offusquent de devoir financer, à travers la péréquation, les programmes sociaux du Québec ; et les nationalistes québécois s’indignent de payer des impôts pour financer l’exploitation des sables bitumineux albertains). Le Canada est donc paradoxalement à la fois uni dans son désaccord avec les pressions et les politiques américaines, mais aussi déchiré en interne par des récits qui divergent dans leur rapport à l’histoire.
Le contexte externe, tout comme le contexte interne, pose la question de savoir ce qui constitue l’identité canadienne, sa particularité, et, a fortiori, la raison d’être du Canada comme État, tel qu’il existe aujourd’hui.[2] C’est donc sa légitimité comme intermédiaire entre les provinces et territoires, mais aussi comme porte-parole de la diversité canadienne sur la scène internationale, qui est interrogée et qui s’impose comme un paradoxe à résoudre. Sa légitimité est remise en doute par des décennies de guerre culturelle envers ses minorités historiques, lesquelles sont aujourd’hui brandies comme des spécificités propres au Canada, le distinguant des États-Unis – pays fondé sur son émancipation face au colonialisme européen…
UNE HISTOIRE « FÉO-DÉRALE »
1840 : L’ACTE D’UNION
Suite aux rébellions Patriotes de 1837-1838, la Couronne anglaise mandate Lord Durham de se dépêcher sur les lieux et de lui fournir un rapport sur l’état de la situation. C’est suite à ce rapport que sera prononcé l’Union du Haut-Canada et du Bas-Canada – ce qui correspond, grosso modo, à l’Ontario et au Québec d’aujourd’hui. L’idée est d’assimiler les « Canadiens-Français », afin de tuer leur conscience collective en tant que nation qui est, selon Durham, « sans histoire et sans culture ». Cet élan impérialiste formera les bases de la création du Canada en tant que pays – dont on pourrait qualifier le régime de « féo-déralisme », à l’image de nombreuses autres colonies britanniques, c’est-à-dire non libre et soumis à l’autorité de Londres.
1867 : LA CONFÉDÉRATION CANADIENNE
Chaque année, le Jour du Canada est célébré le 1er juillet. Or, en 1867, à cette même date, on célébrait plutôt l’Acte de l’Amérique du Nord britannique. À la suite de l’Acte d’Union de 1840, le Canada devint un dominion, c’est-à-dire une entité territoriale unifiée et soumise à l’autorité de la Couronne britannique.[3] Il est également intéressant de noter que le territoire est divisé en « provinces ». Ce mot vient de la tradition juridique de l’Empire Romain et signifie un territoire, un peuple « précédemment vaincu » (pro-vincia).
L’expression usitée plus tard au Parlement, par les députés anglophones, ainsi que sur les lieux de travail, « Speak White », littéralement une injonction à « parler blanc », c’est-à-dire anglais, consacrera dans la culture politique et populaire le racisme à l’endroit des francophones au Canada – que le film Maurice Richard, sur la légende du hockey, illustre magnifiquement, durant les décennies 1950-1960.[4] C’est dans ce contexte impérial et dans le but explicite d’annihiler le peuple Canadien-Français, qu’est né le Canada tel qu’il est célébré aujourd’hui. Celui-là même qui a institué la « Loi sur les Indiens » (à l’origine en 1876, la « Loi sur les sauvages »), laquelle servira de modèle plus tard en Afrique du Sud, pour créer l’Apartheid.
Les outils juridiques impérialistes utilisés par l’Empire britannique pour imposer des institutions et un récit raciste permettaient de légitimer ce qui était en fait une guerre culturelle, celle que se livraient les grandes puissances européennes qui rêvaient de reproduire la grandeur de Rome. C’est ainsi qu’on peut comprendre pourquoi les autochtones n’étaient pas considérés et que l’élimination du « fait français » était un objectif explicite. Le multiculturalisme enchâssé dans la Constitution de 1982 visait aussi, dans un dessein politique, à noyer la minorité francophone dans la « grande mosaïque culturelle canadienne ». Ceci est typique du libéralisme qui caractérise le colonialisme britannique. En affirmant que l’État est aveugle face à la culture et que le Canada rompt avec le paradigme de l’État-nation, afin de consacrer le libéralisme philosophique, c’est-à-dire les droits individuels, il s’agissait d’implémenter une approche de laisser-faire identitaire. L’État refuse de s’identifier à une ou des nations fondatrices, pour se présenter comme garant des droits individuels, du droit d’avoir des droits. La domination de facto de la majorité anglophone n’est ainsi plus médiée par une intervention politique, ce qui rend toute intervention du Québec pour défendre sa majorité « nationale » francophone suspecte et critiquable. La guerre culturelle se mène dans le langage du libéralisme, où les minorités qui tentent de survivre collectivement en se dotant d’institutions politiques qui permettent de résister à l’impérialisme et à la guerre culturelle menée à forces largement inégales deviennent condamnables. Le récit colonial devient la norme, alors que l’émancipation et le droit à l’auto-détermination des peuples sont associés à du tribalisme primaire. « Speak White, be civilised », comme le dit le populaire poème de Michelle Lalonde, récité lors de la Nuit de la poésie, en 1970.
1960-1976 : LA RÉVOLUTION TRANQUILLE
C’est dans ce contexte que la minorité francophone, méprisée et déclassée économiquement, va s’organiser politiquement. Le Parlement de la province du Québec devient le lieu où s’opère des changements législatifs majeurs. Une convergence des luttes prend forme et la majorité francophone s’émancipe de la tutelle morale de l’Église et de la minorité anglophone qui contrôle l’économie. On assiste à la création d’un réseau public d’éducation, de santé, ainsi que de grands syndicats. Parallèlement, se développe un groupe révolutionnaire qui estime que les moyens démocratiques ne suffisent pas à mettre fin à l’oppression du peuple québécois et qu’il faut user de la violence. Le Front de Libération du Québec (FLQ) mènera des actions clandestines, jusqu’à l’enlèvement d’un ministre et d’un diplomate britannique, lesquels seront tués durant leur détention. En réponse, le Premier ministre canadien Pierre Elliott Trudeau imposera la Loi des mesures de guerre. Cet épisode mémorable de la vie politique au Canada est désigné par l’expression « crise d’octobre » (1970). L’armée fut déployée dans les rues de Montréal et les droits civils furent suspendus. Le Premier ministre canadien de l’époque, Pierre Elliott Trudeau, a violé le principe de séparation des pouvoirs en demandant, en tant que chef de l’exécutif, au pouvoir judiciaire, la Gendarmerie Royale du Canada (GRC), de traiter le « problème » du nationalisme québécois, comme on avait traité avec le « communisme ». C’est alors que les services de renseignement canadiens ont infiltré les instances nationalistes québécoises, c’est-à-dire les partis politiques naissants et la branche plus révolutionnaire, le FLQ, qui revendiquaient l’émancipation face au colonialisme et à l’exploitation économique de la majorité francophone.
Outre cet épisode marquant, la Révolution tranquille[5] suivait son cours. Le Parti libéral du Québec menait des politiques nationalistes, en s’inscrivant dans le mouvement post-colonial qui faisait naître des États libres un peu partout dans le monde. C’est ainsi que le Québec se dota d’une Charte des droits et libertés de la personne, en 1975. S’ensuivit, en 1976, l’élection du Parti québécois, résolument nationaliste et indépendantiste. Celui-ci adopta en 1977 la Loi sur la langue française (101), faisant du français la langue officielle au Québec. Puis, en 1980, le premier référendum sur l’indépendance du Québec eut lieu, mais fut perdu. Néanmoins, le récit d’un peuple aspirant à l’émancipation politique était en vogue. Ce qui exigeait une réponse politique, afin de garder la province dans le rang des colonies.
1982 : LE RAPATRIEMENT DE LA CONSTITUTION ET LE MULTICULTURALISME
C’est lors du rapatriement de la Constitution canadienne de 1982, c’est-à-dire l’établissement d’une nouvelle Constitution, établissant que les lois votées par le Parlement canadien ne devraient plus être avalisées par le Parlement britannique, que le multiculturalisme, adopté en 1971 (conjointement avec le bilinguisme), ainsi que le Charte des droits et libertés, ont été enchâssés dans les lois fondamentales du Canada. N’en demeure pas moins qu’encore aujourd’hui, la Couronne d’Angleterre est toujours présente de manière symbolique au Canada – avec les Lieutenants Gouverneurs au fédéral, ainsi que dans les provinces, mais aussi sur la monnaie.
En théorie, l’idée derrière le multiculturalisme est de rompre avec le paradigme de l’État-Nation. La citoyenneté canadienne, ou le droit d’avoir des droits garantis par la Charte, n’est pas liée à une appartenance nationale au sens historique, c’est-à-dire, ethnique, raciale ou religieuse. Le multiculturalisme consacre le pluralisme des identités, la grande « mosaïque culturelle » du Canada, composée au fil de l’histoire par des vagues d’immigration successives.
En réalité, cela a deux conséquences majeures pour le Québec. Nous insistons ici sur ce dernier, puisque c’est à travers son Parlement national que s’est exprimé le nationalisme politique, le désir de sortir du giron colonial britannique, des « Canadiens-Français ». Les francophones formant la majorité (historique) de la population du territoire, alors que les communautés francophones hors Québec sont largement minoritaires.[6] Premièrement, la Charte canadienne des droits et libertés s’impose hiérarchiquement sur la Charte québécoise de 1975. Deuxièmement, le multiculturalisme canadien retire aux francophones leur statut de « peuple fondateur » du Canada. L’objectif est de miner la prétention de la majorité francophone du Québec à former un État-Nation indépendant (suite au 1er référendum de 1980). Bien que le bilinguisme (anglais et français) soit formellement institué, bien que bafoué, l’identité québécoise devient une identité parmi d’autres dans le Canada. Dans La Négation de la Nation, la professeure Eugénie Brouillet résume « Ainsi, la politique canadienne du multiculturalisme a certaines visées d’ordre politique. Elle sert à nier l’existence du caractère binational du Canada, autrement dit à nier l’existence de la nation québécoise : elle annihile la diversité profonde canadienne. Elle constitue donc dans ce contexte un processus de nation-building qui cherche à faire entrer les identités nationales québécoises et autochtones dans une identité culturelle canadienne unique et ainsi à fondre leurs cultures nationales dans la diversité multiculturelle canadienne ».[7]
Ceci ne s’est fait évidemment pas fait sans heurts et le Québec n’a toujours pas, à ce jour, signé la Constitution canadienne. Lors de négociations de 1982, qui avaient lieu dans la capitale du pays, Ottawa, la Constitution a été adoptée durant la nuit, en l’absence du Premier ministre du Québec. Cet épisode est connu en français sous l’idiome de « la nuit des longs couteaux », mais en anglais on parle candidement du « kitchen accord » (l’accord de cuisine). Cette différence marque bien, au-delà de la symbolique, la différence fondamentale qui existe dans les représentations du récit multiculturel au Québec et dans le reste du Canada.
L’INTERCULTURALISME QUÉBÉCOIS
C’est dans cette configuration que le Québec, en tant que société majoritairement francophone, mais minoritaire au Canada et, a fortiori, en Amérique du Nord. Dans les mots du sociologue Gérard Bouchard : « Dans le contexte québécois, il n’est pas possible de traiter de l’interculturalisme sans aborder le sujet du multiculturalisme […] Je rappelle d’abord que, pour des raisons politiques, tous les gouvernements québécois (fédéralistes ou non) ont rejeté le multiculturalisme depuis son adoption par le gouvernement fédéral en 1971 ».[8]
Pour le dire de façon schématique, d’un point de vue historique, le multiculturalisme canadien s’inscrit dans un récit colonial visant à nier la légitimité des nations conquises par la force à revendiquer leur droit à l’auto-détermination. À l’inverse, l’interculturalisme québécois vise un équilibre entre majorité et minorités, entre intérêt collectif et droits individuels. Ceci se fait dans un souci de soi-même en tant que pouvoir politique, de ne pas reproduire la domination des minorités. Concrètement, le français comme langue collective des institutions politiques et du métissage culturel devient la norme.
La concurrence des régimes politiques s’enracine toujours dans des histoires nationales distinctes, lesquelles comportent des dimensions politiques et juridiques. Or, le droit a pour fonction de structurer les forces en présence à l’intérieur de chaque peuple, mais aussi d’une manière qui rendra le demos moins vulnérable et plus résilient envers l’extérieur. C’est ainsi que l’on doit comprendre et interpréter les enjeux complexes de gestion du pluralisme, hors de l’exemple canadien. Cela vaut aussi bien en Belgique que dans la configuration d’une Europe fonctionnant au bénéfice du plus grand nombre.
Par contre, les choses ne sont pas aussi simples en pratique. Les arbitrages politiques nécessaires à l’aménagement et à la superposition des régimes politico-juridiques feront toujours l’objet de conflits, de négociations et de rapports de force.
LE PARADOXE « CONSTITUANT » DU RÉCIT CANADIEN
Ce qui ressort de cette brève analyse du cas du Canada, c’est que la gestion démocratique du pluralisme des identités, des croyances et des intérêts pose des défis à l’établissement de normes de citoyenneté communes. Le respect du principe d’égalité requiert un équilibrage entre intérêt collectif et droits individuels. Cela ne peut se faire sans prendre en compte l’historicité des peuples et de la construction de leurs édifices juridiques.
En ce sens, le formel et l’informel, les lois et les mœurs, se rejoignent. La citoyenneté, tout comme le folklore[9], puisque les individus sont traversés par des identités multiples, doit chercher à s’affranchir de son passé colonial tout en évitant le relativisme et la négation de son histoire. C’est le projet d’une société où l’appartenance politique repose sur le partage de normes civiques, plutôt que sur une identité ethnique ou religieuse – à l’inverse des défenseurs de l’idée d’une « démocratie non-libérale » (illiberal democracy), où les droits fondamentaux des minorités doivent céder le pas aux mœurs d’une majorité, souvent construite au moyen de récits fictifs, ou à tout le moins idéalisés.
Cela demande évidemment de la rigueur, afin d’éviter les raccourcis simplistes. C’est d’ailleurs tout le défi dans le contexte actuel, face au récit impérialiste de Donald Trump. Cela dit, à l’intérieur même du Canada, il est intéressant de constater une prise de conscience et un changement de perspective face au Québec. Dans le contexte actuel, le Rest of Canada, le ROC[10], réalise qu’il n’est pas vain de chercher à définir son identité et à défendre son histoire face à un voisin méprisant, d’autant plus qu’il vous surpasse en nombre et en puissance commerciale…
C’est ce qu’on peut appeler le paradoxe constituant du Canada aujourd’hui : la nécessité de définir une identité forte alors qu’on a historiquement cherché à diaboliser les questions identitaires, pour mener une guerre culturelle dans les termes du libéralisme hérité du colonialisme britannique. Outre la nécessité d’unité pour répondre aux menaces cavalières de Trump, le Canada se retrouve confronté à son histoire coloniale et aux méthodes discutables qu’il a employées pour mener une guerre culturelle à ses minorités, tout en instrumentalisant les minorités issues de l’immigration pour brandir l’étendard libéral des droits individuels. Quiconque connaît la complexité canadienne sait bien qu’il faudra du temps pour construire un nouveau récit fédérateur.
CONCLUSION
Le Premier ministre du Canada, lors de son discours à Davos, a attiré l’attention sur la lucidité à avoir quant aux changements qui caractérisent « l’ordre mondial » ou les relations internationales. Ilreste à voir si celui-ci saura prendre la mesure des enjuex dans les relations entre les composantes de son pays.
Il sera très intéressant, dans les prochains mois, de suivre l’évolution des mouvements indépendantistes en Alberta et dans les provinces de l’Ouest, ainsi que les élections au Québec en octobre prochain. D’autant plus avec les velléités impérialistes de Donald Trump posent à nouveau la question de l’identité canadienne. Chose certaine, celle-ci ne peut être comprise sans prendre en compte l’histoire coloniale du Canada et donc la guerre culturelle interne qui a structuré le pays tel qu’on le connaît aujourd’hui.
[1] https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1152605/portrait-jody-wilson-raybould-avocate-autochtone-politicienne#:~:text=Toujours%20d%C3%A9put%C3%A9e%2C%20mais%20plus%20ministre,lors%20d’un%20%C3%A9v%C3%A9nement%20public.
[2] Sachant que le Québec n’a jamais signé la Constitution de 1982, malgré qu’il ait été dirigé depuis par des partis ouvertement fédéralistes, comme le Parti Libéral du Québec (PLQ). Plusieurs communautés autochtones revendiquent aussi plus d’indépendance face au gouvernement fédéral, même si elles n’ont pas le statut d’entités fédérées comme c’est le cas des provinces et territoires.
[3] Comme, entre autres, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.
[4] Un film de Charles Binamé, 2005.
[5] Nom donné à la période allant de 1960 à la fin de la décennie 1970, durant laquelle l’État québécois s’est laïcisé en éducation et en santé et pris un tournant nationaliste, s’inscrivant dans la mouvance post-coloniale internationale. Ce fût également l’époque de l’émancipation économique et linguistique, ainsi que de la création des grands syndicats, publiques (essor de la fonction publique), mais aussi privés.
[6] À noter que le Nouveau-Brunswick est reconnu comme bilingue dans la Constitution de 1982.
[7] Eugénie Brouillet. La Négation de la Nation : l’Identité culturelle québécoise et le fédéralisme canadien, Septentrion : Québec, 2005, p. 51.
[8] Gérard Bouchard. Interculturalisme. Un point de vue québécois. Montréal : Boréal, 2012.
[9] https://echoslaiques.info/folklore-belge/
[10] Le ROC désigne l’ensemble du Canada, excluant le Québec. Cette dualité est ce que la Gouverneure Générale Michaëlle Jean a désigné comme les « deux solitudes » qu’il fallait réconcilier au sein du fédéralisme canadien – puisque le Québec n’a toujours pas signé la Constitution canadienne.



